Voeux de la Cade

Voeux de la CADE
Enquête de terrain dans la Vallée de Sourou, Burkina Faso © IRSS - J.N. Poda

En cette fin d’année, des voix autorisées font valoir des indices positifs d’évolution en Afrique à bien des égards. Ils témoignent d’un changement du regard sur ce continent et nous nous en réjouissons. Ils n’occultent ni le pessimisme ni le scepticisme qui continuent d’attirer généralement la perception de ce continent par nos concitoyens.

La CADE vous invite à renouveler votre soutien à son action et à contribuer à faire changer l’image de l’Afrique dans l’opinion.

Tous les vœux de notre association pour cette nouvelle année à la mesure de vos espérances !!!

Humanisme et diversité culturelle

UNESCO, 13 décembre 2010

 

Le secteur de la Culture de l’UNESCO a organisé le 13 décembre 2010, dans le cadre de son programme « Veilles intellectuelles » un débat sur le thème « L’humanisme de demain et la diversité culturelle ».

La directrice générale de l’Unesco, Mme Bokova, a rappelé que la mission de « Veilles intellectuelles » est une mission originelle de l’Unesco, définie par son acte constitutif en 1945 et qu’elle a directement inspiré la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, de même « que les concepts de développement humain ou de dialogue des cultures, ainsi que les objectifs du millénaire pour le développement ou la promotion de la diversité des expressions culturelles ».

L’UNESCO aujourd’hui travaille à la construction du nouvel humanisme qu’exige l’émergence du village mondial où chaque culture devra contribuer à la solution des nouveaux problèmes communs posés par le changement climatique, le développement durable, l’accès des femmes au savoir et au pouvoir.

M. Joseph Yacoub, chargé à l’Université catholique de Lyon de la chaire UNESCO « Mémoire, Culture et inter-culturalité » a évoqué l’enquête conduite par l’UNESCO de 1949 à 1952 sur « l’originalité des cultures : son rôle dans la compréhension internationale ». Il s’agissait, à la demande de la Conférence générale de l’UNESCO, tenue à Mexico en 1947, de « confronter l’universalité des Droits de l’Homme à la diversité des cultures ». Le groupe d’experts constitué à cet effet posa en principe qu’aucune culture ne peut s’arroger le droit de parler au nom de l’universel. Au lendemain de l’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme par l’Assemblée générale de l’Unesco (49 oui et 7 abstentions), les experts interrogèrent d’éminents intellectuels asiatiques et sud-américains (la réponse de l’Afrique « non autonome » fut demandée à des ethnologues français) sur le sens donné à l’Homme dans leurs propres cultures.

Les résultats de cette enquête ont été publiés par l’Unesco en 1953. Le débat, modéré par M. Doudou Diene, ancien Directeur de la Division des projets inter-culturels de l’UNESCO, a permis de rappeler que l’indispensable étude des diverses cultures du monde se poursuit dans le cadre de l’Histoire générale de l’Humanité entreprise par l’UNESCO.

Il a également permis de préciser que si les cultures évoluent en relation avec le progrès scientifique et technique, l’Universel est une construction éthique qui récuse l’idée d’un progrès linéaire. L’Universel peut et doit s’enrichir des apports de toutes les cultures, mais, corrélativement les valeurs communes de l’Humanité doivent être incorporées dans toutes les cultures. « L’Universel doit s’inscrire dans le Singulier ».

Henri Senghor

troisième festival mondial des arts nègres - décembre 2010

Affiche du festival mondial des arts nègres
Affiche du festival

Organisé sous le haut patronage du président de la république du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, ce festival s’est ouvert à Dakar le 10 décembre et se conclura à la fin de ce mois.

Le thème en est : « La renaissance africaine, diversité culturelle et unité africaine »

En plus des manifestations artistiques et culturelles, ce grand rendez-vous des cultures du monde noir comportera également une dimension intellectuelle avec l’organisation de cinq conférences internationales portant respectivement sur l’apport des peuples noirs à la science et à la technologie ; la permanence de la résistance des peuples noirs ; la diaspora africaine : géographie, peuplement, situation politique ; la participation des peuples noirs à l’avènement du monde libre et la place et le rôle de l’Afrique dans la gouvernance mondiale ; l’identité nègre des anciens Egyptiens.

La cérémonie officielle d’ouverture du 10 décembre admirablement organisée a connu, selon les milieux culturels présents, un vif succès qui permet de penser que ce troisième festival sera à la hauteur du premier organisé du 1er au 24 Avril 1966, à Dakar, par le Président Léopold Sédar Senghor, suivi de celui de Lagos en 1977.

Henri Senghor

Programme détaillé sur : http://www.au-senegal.com/Festival-mondial-des-arts-negres,2986.html