Fatal error: Uncaught exception Exception with message Query error: UPDATE command denied to user 'afriquedtest'@'10.21.20.18' for table 'tl_search' (UPDATE tl_search SET url='scientech-159-parcours-sans-faute', title='Scientech 159 : Parcours sans faute', protected='', filesize='32.53', groups=0, pid='2152', language='fr', checksum='1151c4aef1b39d586cf58c8c7ab7cc5d', text='Scientech 159 : Parcours sans faute C A D E Coordination pour l\'Afrique de Demain « Un autre regard sur l\'Afrique et les Africains » Parcours sans faute pour une jeune chercheuse malienne Les RCPG, vous connaissez ? Avec quelque 900 membres, ces Récepteurs Couplés aux Protéines G constituent la plus grande famille de récepteurs membranaires chez les mammifères. Impliqués dans le transfert d’informations au travers des membranes biologiques, ils sont au coeur de processus physiologiques aussi importants que le goût, l’olfaction, la vision, la croissance cellulaire ou encore l’interaction entre cellule- hôte et pathogène. Ces RCPG qui sont la cible thérapeutique de plus de 30 % des médicaments commercialisés aujourd’hui, Arhamatoulaye Maïga s’y intéresse tout particulièrement au sein de l’Institut de Recherche en Immunologie et en Cancérologie de Montréal, au Canada, où elle poursuit ses études post-doctorales sous la direction du professeur Guy Sauvageau, directeur scientifique et fondateur de cet institut, et du professeur Michel Bouvier. 2011 et 2012 resteront des années « phares » pour Arhamatoulaye Maïga. Début 2011, cette jeune femme franco-malienne soutenait en effet sa thèse de doctorat en France, alors qu’un an plus tard, elle est devenue maman. Entre temps, elle a commencé ses études postdoctorales au Canada, à Montréal, dans l’Institut de Recherche en Immunologie et en Cancérologie que dirige Guy Sauvageau. L’été dernier, après son congé de maternité, elle a regagné le chemin du laboratoire pour y retrouver ces fameux RCPG dont elle a fait la connaissance à l’occasion de sa thèse réalisée dans l’équipe « Toxines, Récepteurs et Canaux Ioniques » que dirige le docteur Denis Servent au sein du Service d’Ingénierie Moléculaire des Protéines (SIMOPRO) de l’Institut de Biologie et de Technologies de Saclay (iBiTec-S) du CEA. Intitulée Caractérisation de l’interaction entre la toxine peptidique AdTx1 et le récepteur alpha1A adrénergique, cette thèse, co-dirigée par Denis Servent et Nicolas Gilles, chercheur au sein de la même équipe et découvreur de cette toxine, avait pour but d’étudier cette dernière dont les caractéristiques en font à la fois un outil d’étude du récepteur et une molécule thérapeutique potentielle dans le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate. « Il s’agissait de caractériser le profil pharmacologique de cette toxine issue du venin du Mamba vert (Dendroaspis angusticeps) et de comprendre l’origine moléculaire de sa haute affinité et sélectivité pour le récepteur adrénergique alpha1A », résume-t-elle. ► De Bamako à Montréal en passant par la France Avant d’en arriver à cette thèse, Arhamatoulaye est passée par l’Université Joseph Fourier (UJF) de Grenoble, d’abord en y étudiant au sein de son antenne de Valence, pour y obtenir un DEUG de biologie, puis à Grenoble, pour y décrocher une licence, option chimie biologie, enfin un Master qui lui a permis d’approfondir ses connaissances dans ces mêmes disciplines. Il existe en effet un accord de coopération entre l’UJF et l’Université de Bamako. « Après mes études secondaires au Lycée Notre-Dame du Niger et l’obtention de mon baccalauréat scientifique, j’ai bénéficié de l’une de ces bourses d’études mises en place par l’exprésident du Mali, Alpha Oumar Konaré », précise cette jeune femme dont le père est ingénieur en hydraulique, sa mère étant professeur de mathématiques. Rappelons que l’ambition de ce programme était de former 300 jeunes cadres pour le Mali, chacun d’eux bénéficiant d’une bourse pour étudier en France. Ils étaient dix, cinq filles et cinq garçons, à avoir été sélectionnés sur dossier et à la suite d’un concours, l’année où Arhamatoulaye s’est envolée pour la France, pays qu’elle ne connaissait quasiment pas. « J’y étais venue une seule fois en vacances, durant un mois, chez un oncle », se souvient-elle. Cinq ans plus tard, Master en poche, elle a donc débarqué dans l’équipe de Denis Servent, au centre de Saclay du CEA, en région parisienne. Elle avait trouvé une proposition de thèse qui l’intéressait et réussi le concours. Le vrai travail de chercheur allait pouvoir commencer. « J’avais en tête de faire une thèse pour pouvoir retourner au Mali et enseigner à l’université », explique-t-elle avant d’ajouter : « les laboratoires ne sont pas nombreux au Mali. Aussi est-il plus difficile de trouver un poste de chercheur ». C’est donc dans cet état d’esprit que cette jeune doctorante s’est lancée dans la caractérisation en profondeur de cette toxine peptidique AdTx1 aux propriétés pharmacologiques intéressantes, afin de comprendre notamment « qu’elles étaient les parties de cette toxine et du récepteur Alpha1A qui communiquaient ». Au cours de ces trois années, celle-ci va se familiariser avec des techniques bien spécifiques et se focaliser sur un type de récepteur. Mais la chercheuse naissante qu’elle était nouveau seuil, découvrir de nouvelles techniques de caractérisation et appréhender de nouveaux types de récepteurs. C’est ce qui l’a conduit au Canada, à Montréal, au sein de l’Institut de Recherche en Immunologie et en Cancérologie. « Le professeur Michel Bouvier, avec lequel collabore l’un de mes directeurs de thèse, Denis Servant, travaille sur certaines de ces techniques », précise-t-elle. C’est donc ainsi qu’elle a commencé ses études postdoctorales outre-Atlantique à l’été 2011, pour une durée de deux ans. « Ici, je continue à travailler sur des récepteurs de cette même famille des RCPG en essayant de les appliquer aux leucémies », résume Arhamatoulaye. Or dans cet institut de recherche de Montréal, elle a accès notamment à de nouvelles méthodes de séquençage de dernière génération, dites « HiSeq », grâce auxquelles il est désormais possible de séquencer des génomes entiers en quelques heures, voire une journée. Ce sont ces nouvelles techniques qui ont permis de montrer que les RCPG étaient exprimés dans les leucémies. « Notre objectif est de savoir si nous parvenons à inhiber la croissance de ces leucémies en ciblant spécifiquement ces récepteurs. Dans ce cas, à quoi pourrions-nous aboutir au plan pharmacologique et thérapeutique » ? Des travaux qui sont réalisés dans le cadre d’un projet financé en grande partie par le Québec mais aussi, à présent, par le Canada, et auquel participent des bioinformaticiens et des cliniciens aux côtés des chercheurs comme Arhamatoulaye. La suite ? Une publication dans une revue scientifique réputée, c’est le passage quasi-obligé pour un chercheur, et commencer à se former à l’enseignement afin de pouvoir rapidement dispenser des cours ou des Travaux Dirigés (TD). ► L’Afrique, un territoire propice aux découvertes Après bientôt dix années d’études supérieures, principalement en France et au Canada, Arhamatoulaye devrait donc en principe terminer son long périple universitaire fin 2013, début 2014. Se posera alors la question de son retour au pays comme elle le souhaite, question d’autant plus importante qu’elle est mariée à un chercheur et jeune maman. Si elle reconnaît que certains peuvent être tentés de rester au Canada, voire en France, les chercheurs y disposant de moyens matériels auxquels elle ne pourra jamais prétendre dans son pays, elle se veut réaliste. « Dans ces pays développés, ils sont nombreux à disposer d’un bagage universitaire équivalent. Alors que si je décide de retourner au Mali, je se rais peut-être la seule, ou presque, à travailler dans mon domaine. Qui plus est, j’au rais l’impression d’être plus utile », observe-t-elle. Elle est d’autant plus confiante qu’elle a des exemples de compatriotes qui, tout comme elle, ont bénéficié d’une bourse d’étude et, après avoir fait le même parcours, sont rentrés au Mali et sont très contents de ce qu’ils font aujourd’hui. Plus généralement, Arhamatoulaye est relativement optimiste, même si la situation qu’a connue son pays depuis quelques mois, avec aujourd’hui l’intervention de l’armée française, ne peut la laisser indifférente, d’autant plus que ces parents sont originaires de Gao, ville qui vient tout juste d’être reprise par les armées malienne et française. Certes, elle déplore que l’enseignement au Mali soit trop souvent perturbé par des grèves à répétition, ce qui empêche beaucoup de jeunes Maliens d’atteindre l’université faute de solides bases. « Le souhait des jeunes est de disposer d’un système stable qui ne les pousse plus à s’expatrier, pas seulement au Nord, mais aussi au Sud, de plus en plus de jeunes Maliens allant au Ghana où un système d’enseignement plus stable leur permet d’acquérir des connaissances et de l’expérience ». Pour autant, elle ne doute aucunement que l’avenir de l’Afrique est riche de promesses. « C’est un territoire propice aux découvertes », dit-elle. Et de rappeler l’existence de la pharmacopée malienne, un domaine qui l’intéresse tout particulièrement. Aujourd’hui, on collecte des plantes à partir desquelles on élabore des recettes qui présentent certaines propriétés thérapeutiques. « Imaginez que l’on puisse extraire de vraies substances contenues dans ces herbes à l’aide de techniques modernes et contribuer ainsi à développer des produits plus élaborés que ceux que l’on trouve aujourd’hui sur le marché », s’interroge-t-elle. Autrement dit, s’inspirer de la pharmacopée traditionnelle mais la faire entrer dans le futur avec l’appui des technologies les plus pointues. Un beau challenge que Arhamatoulaye Maïga est prête à relever ! ■ Jean-François Desessard Journaliste scientifique Contact : Arhamatoulaye Maïga Courriel : arhamatoulaye.maiga@umontreal.ca Un prix Nobel de chimie pour les RCPG En octobre dernier, ce sont deux médecins américains, le professeur Robert Lefkowitz, 69 ans, qui travaille à l’Institut médical Howard Hughes et à l’Université Duke, et Brian Kobilka, 57 ans, de l’Université de Stanford, qui ont reçu le prix Nobel de Chimie 2012. Le jury leur a décerné ce prix pour leur « étude des récepteurs couplés aux protéines G (RCPG) ». L’Académie royale des Sciences de Suède a précisé que « pendant longtemps, la façon dont les cellules pouvaient sentir leur environnement est restée un mystère ». Or « grâce aux travaux de Robert et Brian, nous savons à quoi ressemblent ces récepteurs », a-t-elle ajouté. Précisons que les deux hommes se connaissent bien puisque Brian Kobilka a été post-doctorant dans l’équipe de Robert Lefkowitz. En outre Michel Bouvier, l’un des deux professeurs qui dirige le travail d’Arhamatoulaye Maïga a effectué lui aussi ses études postdoctorales dans le même laboratoire. ■ Dernière mise à jour : Mardi 11/06/2019 22:18 © 1996–2019 - La CADE Retour à l\'accueil, Logo de la CADE', tstamp=1563670259 WHERE id='1244') thrown in …/system/libraries/Database.php on line 686
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