Fatal error: Uncaught exception Exception with message Query error: UPDATE command denied to user 'afriquedtest'@'10.21.20.18' for table 'tl_search' (UPDATE tl_search SET url='scientech-131-quel-role-pour-les-especes-vegetales', title='Alimentaire, médical, cosmétique: quel rôle pour les espèces végétales dans la zone sahélienne?', protected='', filesize='34.16', groups=0, pid='1675', language='fr', checksum='1a3e3038e22b4b86c75ecc5351469004', text='Alimentaire, médical, cosmétique: quel rôle pour les espèces végétales dans la zone sahélienne? C A D E Coordination pour l\'Afrique de Demain « Un autre regard sur l\'Afrique et les Africains » Alimentaire, médical, cosmétique : quel rôle pour les espèces végétales dans la zone sahélienne ? L’automne prochain, les 20, 21 et 22 octobre, le Sénégal accueillera à Dakar le 1er Colloque International et interdisciplinaire sur les plantes alimentaires, médicinales et cosmétiques en zone sahélienne. Placé sous le haut patronage du Président de la République du Sénégal, Abdoulaye Wade, par ailleurs coordonnateur du volet « Environnement » du NEPAD1, cet événement est organisé par l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), l’Unité Mixte Internationale « Santé, Société, Environnement » (UMI-ESS)2 et l’Observatoire Hommes-Milieux « Tessékéré ». Objectif de ce colloque : réunir des chercheurs et des décideurs du monde entier, mais aussi des tradi-praticiens africains, afin de contribuer à la connaissance et à la valorisation des espèces végétales dans la zone sahélienne. Un rendez-vous d’autant plus important qu’il s’inscrit pleinement dans cet enthousiasmant projet transcontinental que représente la « Grande Muraille Verte » (GMV). Reconnaissons que si demain, la Chine décidait d’ériger une grande muraille verte de 15 kilomètres de large, constituée de diverses essences végétales, sur plus de 7.700 kilomètres, afin d’arrêter l’avancée de l’un des grands déserts qu’abrite son territoire, des milliers d’articles feraient aussitôt la « Une » des journaux et des magazines du monde entier. Quant aux chaînes de télévision, elles multiplieraient reportages et documentaires traitant du sujet. Nous serions tous « fascinés », quasiment sans voix, face à cette capacité de l’Empire du milieu à toujours nous étonner, presque quotidiennement. Oui mais voilà, si ce projet de Grande Muraille Verte est bien réel, ce sont des Africains, en l’occurrence 11 pays de la zone sahélienne, qui ont décidé de se lancer dans ce très grand projet de portée planétaire. Et là, curieusement, les média en parlent beaucoup moins, pour ne pas dire quasiment pas ! A croire que ce continent ne fait recette que dans les guerres, les famines, les maladies … Et pourtant, la GMV représente la plus importante réponse africaine aux multiples défis environnementaux que ce continent et plus généralement la planète vont devoir relever tôt ou tard. Un projet majeur aux multiples facettes L’important déficit pluviométrique, observé depuis plusieurs décennies, combiné à la pression anthropique qui n’a cessé de s’accroître, perturbe évidemment les grands équilibres écologiques des pays de la zone sahélienne et conduit à l’installation durable d’un processus de désertification. La dégradation des ressources naturelles et la baisse des productions agricoles qui résultent de ce processus sont à l’origine d’une insécurité croissante, tant alimentaire qu’énergétique. Les inévitables migrations humaines vers des zones urbaines qui s’en suivent entraînent ainsi l’émergence de pôles de concentration humaine qui, à leur tour, induisent des problèmes environnementaux et sociaux. Dans ce contexte, le projet de Grande Muraille Verte prend toute sa signification. Cette véritable « ceinture végétale » vise en effet à arrêter, mais plus encore à faire reculer le désert et à enrayer la déforestation et la dégradation des milieux naturels. C’est en 2004 que les présidents des onze pays3 de la zone sahélienne ont décidé d’un commun accord de lancer ce projet consistant à édifier une bande forestière longue de 7.700 kilomètres, entre Dakar et Djibouti, et large d’une quinzaine de kilomètres. Initié par le CEN-SAD4, ce projet transcontinental est rapidement endossé par l’Union Africaine. Pour l’anthropologue Gilles Boetsch, directeur de recherche au CNRS qui dirige en particulier l’UMI-ESS à Dakar, « c’est un projet à la fois humain, scientifique, anthropique, qui intègre des chercheurs du Nord et du Sud dans une démarche commune et va permettre la formation d’étudiants aux problèmes environnementaux et sociétaux ». Humain du fait qu’il va nécessairement conduire à des rapprochements de communautés, en particulier parmi les chercheurs. Scientifique dans la mesure où vouloir mesurer les impacts que l’homme a sur l’environnement en termes de feedback reste aujourd’hui toujours difficile. Anthropique enfin parce que c’est l’homme qui décide d’influencer le milieu en le transformant, mais dans une perspective positive puisqu’il s’agit d’essayer de bloquer la désertification, voire de la faire régresser. Depuis 2008, quelques îlots de végétation sont apparus, en particulier au Sénégal qui joue un rôle moteur dans ce projet colossal. 5.000 plants en 2008, le double l’été dernier, les premiers « balbutiements » de cette Grande Muraille Verte sont encourageants, d’autant plus que 70 % des plants ont survécu à dix mois de sécheresse, ces zones arides recevant moins de 400 mm d’eau par an. « Les jeunes pousses d’espèces spécifiques, sélectionnées en particulier pour leur capacité à résister au stress hydrique, sont en effet plantées début août, dès les premières pluies, afin qu’elles puissent profiter de l’eau qui tombe durant les deux mois suivants », indique le professeur Aliou Guisse. Chercheur au Laboratoire d’Ecologie et d’Eco-Hydrologie du Département de Biologie Végétale de la Faculté des Sciences et Techniques de l’UCAD, celui-ci précise que ce sont 50.000 plants par an qui vont devoir être plantés au cours des prochaines années. Un travail qui nécessite évidemment une main d’oeuvre importante. 500 étudiants sénégalais mobilisés par l’UCAD, auxquels plusieurs dizaines d’étudiants américains mais aussi des étudiants français sont venus prêter main-forte, ont participé à l’édification de ces premiers îlots. L’OHM-GMV, un laboratoire à ciel ouvert unique Cette Grande Muraille Verte représente évidemment un laboratoire à ciel ouvert unique en son genre. Les chercheurs vont en effet pouvoir observer les changements dus à sa présence et à son développement, tant au niveau de la flore que de la faune ou encore au sein des populations et de leur mode de vie. Par exemple, l’installation de bassins de rétention d’eau devrait encourager les populations locales à pratiquer le maraîchage. « On pourrait alors assister à l’émergence de zones maraîchères où, jusqu’à présent, la production de légumes était extrêmement faible », souligne Aliou Guisse. D’où des changements tant au niveau des régimes et des habitudes alimentaires que des relations commerciales. Autres changements envisagés : une plus grande sédentarisation des éleveurs de bétail. Aujourd’hui, les troupeaux marchent toute l’année à la recherche de l’eau et du fourrage nécessaires à leur survie. Or cette énorme dépense d’énergie empêche les animaux d’engraisser. Autant de changements qu’il faut observer et qu’il va falloir suivre tout au long des prochaines années pour comprendre quel est l’impact réel de la GMV sur l’environnement de la zone sahélienne. Créé à l’initiative de l’Institut Ecologie et Environnement (INEE) du CNRS, à environ 400 kilomètres au nord-est de Dakar, dans la région du Ferlo, l’Observatoire Homme/ Milieux « Grande Muraille Verte » (OHM-GMV) de Tessékéré, dirigé par Gilles Boetsch, assure le suivi écologique et environnemental de l’activité humaine autour de la GMV, une tâche menée en collaboration avec les laboratoires de l’UCAD et le CNRS. Gilles Boetsch explique que cet OHM-GMV va travailler à la fois « sur le biotope, la biocénose et la dynamique évolutive, mais aussi sur l’homme et son environnement ». Anthropologues, sociologues, médecins, botanistes, écologues, biologistes, des spécialistes de nombreuses disciplines vont converger vers cet observatoire afin d’étudier le devenir de cette zone nouvelle que constitue la Grande Muraille Verte. « Progressivement nous allons développer une base de données scientifiques qui servira non seulement aux chercheurs de l’UCAD et du CNRS mais aussi, du moins l’espérons- nous, aux chercheurs du monde entier », s’enthousiasme- t-il. Capitaliser tous les savoirs ancestraux et actuels autour des plantes Le Colloque International et interdisciplinaire sur les plantes alimentaires, médicinales et cosmétiques en zone sahélienne qui se tiendra à Dakar en octobre prochain s’inscrit pleinement dans les activités de cet observatoire de la Grande Muraille Verte. « Cet événement va être l’occasion notamment de réfléchir sur l’intérêt et le rôle des espèces végétales à valeur ajoutée, adaptées à la sécheresse le long de la Grande Muraille Verte et dans toute la zone sahélienne, en insistant spécifiquement sur trois pôles essentiels : l’alimentaire, le médicinal et le cosmétique », indique Aliou Guisse, également impliqué dans l’OHM-GVM dont il est le directeur adjoint. Certes, les espèces utilisées pour l’édification de la GMV ont été choisies pour leur adaptabilité aux conditions difficiles de la zone sahélienne. Mais les chercheurs souhaitent également s’intéresser aux plantes, déjà présentes de manière endémique dans ces régions, et que les populations utilisent depuis toujours dans leur alimentation, pour se soigner mais aussi dans la fabrication de leurs produits cosmétiques. Ce colloque sera donc l’occasion de réfléchir à l’utilisation de ces plantes, non seulement en compagnie de chercheurs de différentes disciplines scientifiques (chimie, pharmacie, biologie, médecine …), mais aussi de représentants des sciences sociales, qui présenteront des communications. Plusieurs tradi-praticiens y participeront également afin de parler de leurs connaissances ancestrales des plantes. « La Grande Muraille Verte traversant 11 pays africains, c’est l’occasion unique pour impliquer chacun d’eux et essayer de capitaliser tous les savoirs, ancestraux et actuels, autour des plantes », précise le directeur adjoint de l’OMH-GVM. Il s’agit, ni plus ni moins, pour ces 11 pays de prendre en main ce patrimoine végétal inestimable, trop longtemps pillé par des entreprises étrangères. Ainsi certaines plantes localisées dans les zones les plus inaccessibles ont été massivement dérobées, coupées de façon désordonnée par des gens non formés à cette tâche, d’où des préjudices, parfois très graves, pour les écosystèmes et la multiplication des campagnes de déboisement. Il est donc temps pour tous ces pays, et plus globalement pour l’Afrique, de gérer l’ensemble de ses richesses parmi lesquelles son patrimoine végétal occupe une place importante.■ Jean-François Desessard, Journaliste scientifique ______________________________________________________________ (1) NEPAD : New Partnership for Africa’s Development (2) UMI ESS : Unité Mixte Internationale « Environnement, Santé, Sociétés », associant le CNRS, le CNRST de Ouagadougou, (Burkina Faso), l’UCAD de Dakar (Sénégal) et l’université de Bamako (Mali). (3) Sénégal, Mauritanie, Mali, Burkina-Faso, Niger, Nigeria, Tchad, Soudan, Ethiopie, Erythrée, Djibouti (4) CEN-SAD : communauté des Etats Sahélo-Sahariens. Organisation internationale regroupant 28 Etats africains. Contact : Aliou Guisse Courriel : alguisse@orange.sn, aliou.guisse@ucad.edu.sn Vous pouvez revoir le débat à l’occasion de la présentation du DVD du 26 avril 2010 sur : http://webcast.in2p3.fr/2010/muraille-verte/ ou acquérir le DVD « La grande muraille verte », le film de Nicolas Temple produit par CNRS Images (2010, 21 min) sur le Catalogue films CNRS : http://videotheque.cnrs.fr/ Dernière mise à jour : Mardi 11/06/2019 22:18 © 1996–2019 - La CADE Afrique, sciences, médical, alimentaire, cosmétique, espèces végétales, sahel, grande muraille verte, Jean-François Desessard Retour à l\'accueil, Logo de la CADE, © CNRS Photothèque / OHM / Axel DUCOURNEAU', tstamp=1563884039 WHERE id='267') thrown in …/system/libraries/Database.php on line 686
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