Fatal error: Uncaught exception Exception with message Query error: UPDATE command denied to user 'afriquedtest'@'10.21.20.18' for table 'tl_search' (UPDATE tl_search SET url='scientech-130-le-cancer-en-afrique', title='Scientech 130 : Le cancer en Afrique', protected='', filesize='33.55', groups=0, pid='1652', language='fr', checksum='21a651ecda0271626d6c7beac289c786', text='Scientech 130 : Le cancer en Afrique C A D E Coordination pour l\'Afrique de Demain « Un autre regard sur l\'Afrique et les Africains » Le cancer en Afrique : une réalité qui s’impose progressivement Dr. Adama Ly © Adama Ly L’existence en Afrique de fléaux comme le paludisme ou le Sida fait souvent oublier que d’autres maladies y sévissent également, à commencer par le cancer. En créant l’association Afrocancer en 2005 et en co-signant, deux ans plus tard, un ouvrage intitulé « Le cancer en Afrique » (1), le cancérologue sénégalais Adama Ly, chercheur à l’Inserm, a donc contribué à montrer cette réalité. Plus récemment, en 2009, le lancement du « Journal Africain du Cancer », publié par les Editions Springer, sous l’égide d’Afrocancer, dont il est le rédacteur en chef, a permis de franchir une nouvelle étape, l’objectif de cette revue scientifique et médicale internationale d’information et de formation sur le cancer étant de favoriser et de promouvoir la lutte contre les pathologies tumorales sur le continent africain. Prochaine étape pour Adama Ly, l’organisation en juin prochain d’une campagne de collecte de fonds dans le cadre du projet de construction du Centre de Prévention et de Recherche sur le Cancer, le CEPREC, qui pourrait être opérationnel à l’horizon 2013. « Les perspectives épidémiologiques des cancers qui se profilent d’ici à l’horizon 2020 prévoient une progression continue en termes d’incidence et de mortalité. Si cet impact croissant des pathologies tumorales est à déplorer individuellement et collectivement à l’échelle mondiale, il a davantage de conséquences dans les pays en développement sur lesquels pèseront 72 % du fardeau global de la maladie », écrivait Adama Ly dans l’éditorial du premier numéro du Journal Africain du Cancer, publié en 2009. « En raison de multiples facteurs agissant en synergie qui vont de l’explosion démographique à la progression des maladies infectieuses et aux méfaits du tabagisme, des déséquilibres alimentaires aux pollutions environnementales et aux prédispositions ou susceptibilités génétiques, le nombre d’Africains et d’Africaines exposés aux risques de cancer croît de façon inéluctable », ajoutait alors le cancérologue. De la création d’une association à la publication d’un ouvrage Après des études de biologie et de médecine, qui l’ont mené de l’Université de Nice à l’Institut Gustave Roussy (IGR) et à l’hôpital Paul Brousse (Université Paris XI, Villejuif), en passant par l’Institut Bergonié qui est le Centre régional de lutte contre le cancer de Bordeaux et du Sud- Ouest, Adama Ly s’est en effet beaucoup intéressé à l’immunité anti-tumorale et aux techniques de thérapie génique du cancer. « C’était le moment propice pour s’engager sur ces techniques d’avenir », explique-t-il. Un post-doc aux Etats-Unis, au sein du Sydney Kimmel Cancer Center de San Diego, lui permet de travailler sur des technologies de pointe qu’il ramène ensuite en France à l’hôpital Paul Brousse avant de les développer en Allemagne, à l’Université Martin Luther de Halle-Wittenberg. « Ce n’est pas si courant qu’un Africain transfère des technologies de pointe entre deux pays occidentaux », souligne-t-il avec une pointe d’humour avant de rappeler que la position du chercheur africain dans les pays occidentaux n’est pas toujours facile tant les a priori et les préjugés ont la vie dure. « Il faut beaucoup de temps pour changer les mentalités. J’espère néanmoins que les collaborations vont se multiplier entre les pays occidentaux et l’Afrique ». Ce parcours riche d’expériences a conduit progressivement Adama Ly à se documenter sur la situation du cancer en Afrique, une maladie encore quasiment ignorée jusqu’à récemment. « On meurt beaucoup de cancers sur ce continent, sans le savoir. Les registres sont inexistants tout comme les spécialistes. Imaginez que beaucoup de pays africains ne disposent tout au plus que de 2 ou 3 cancérologues », indique-t-il. Par exemple, au Sénégal, son pays, où l’on forme pourtant beaucoup de médecins généralistes et, depuis peu, davantage de cardiologues, les cancérologues restent peu nombreux. Et quand bien même ces spécialistes du cancer seraient-ils plus nombreux, cela ne suffirait pas. Le cancer nécessite en effet une prise en charge des malades, ce qui implique l’existence d’un réseau disposant non seulement des outils thérapeutiques spécifiques que sont la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie, mais aussi d’un personnel hospitalier qualifié et en nombre suffisant. Ajoutez à cela le nécessaire accès aux médicaments qui s’avère difficile, voire impossible, sans la mise en place d’un système permettant de couvrir les dépenses de santé. Cette situation est d’autant plus préoccupante quand on sait que le cancer est très présent en Afrique, même s’il ne fait jamais la « Une » des journaux, masqué qu’il est par d’autres fléaux, et faisant l’objet de multiples tabous qui empêchent d’en parler. Ainsi, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les pays du sud supportent aujourd’hui 64% des cas de cancers, un pourcentage qui s’élèvera à 72 % en 2020. Confronté à cette réalité, le docteur Adama Ly décide alors de poser un premier jalon en créant l’association Afrocancer en 2005. « Je voulais être plus libre pour agir tout en restant associé à l’Inserm pour mes recherches », précise-t-il. Dans la foulée, une première action, visant à dresser un état des lieux du cancer en Afrique, est lancée. 136 spécialistes venant de 32 pays à travers le monde vont y travailler sous sa responsabilité et celle du professeur David Khayat, ancien président de l’Institut National du Cancer (INCa) et chef du service d’Oncologie médicale de l’hôpital Pitié-Salpêtrière. Résultat de ces trois années de travail collectif : un livre intitulé Le cancer en Afrique, préfacé par le professeur Jean Dausset, Prix Nobel de Médecine, et publié en français et en anglais avec le soutien de l’INCa. « Il y a eu soudainement comme une prise de conscience », s’enthousiasme le cancérologue. Salué unanimement, l’ouvrage reçoit même les félicitations de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) alors que le chercheur sénégalais est à Vienne pour sensibiliser les politiques à ce problème du cancer en Afrique. Un centre associant cancérologues et spécialistes des sciences humaines Suite à la réalisation de cet ouvrage, Adama Ly décide de relever un nouveau défi en proposant aux Editions Springer de créer une nouvelle revue scientifique et médicale internationale d’information et de formation sur le cancer. Baptisée Le Journal africain du cancer/African Journal of Cancer (JAC), cette revue trimestrielle bilingue (anglais/ français), est lancée officiellement en 2009. Y sont publiés des travaux de recherche aussi bien fondamentale que clinique. Cette revue présente aussi des stratégies individuelles et collectives de prévention, ainsi que des approches médicales et thérapeutiques, allant du diagnostic aux soins palliatifs. S’ouvrant à tous les divers aspects de la cancérologie, de l’épidémiologie aux innovations biotechnologiques, sans pour autant oublier les sciences humaines, sociales et environnementales, le JAC montre aussi les disparités régionales, les influences culturelles et les réalités socio-économiques relatives à la lutte contre la maladie en Afrique. « Il était nécessaire que nous puissions publier un journal scientifique afin que les Africains aient l’opportunité de publier leurs travaux et de les montrer ainsi à la communauté internationale », estime ce chercheur, titulaire aussi d’un master de sociologie de la santé de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris (EHESS). Un livre en forme d’état des lieux, un journal pour mieux diffuser le travail des chercheurs africains. Il restait alors pour Adama Ly à se lancer dans la réalisation d’un troisième projet, l’édification du Centre de Prévention et de Recherche sur la Cancer (CEPREC). « Le projet architectural est en cours d’ébauche. Nous devrions avoir les plans en juin prochain », indique-t-il. D’ores et déjà, 3.000 m2 de terrain situés dans la ville de Touba, à l’est de Dakar, ont été attribués pour édifier ce centre qui sera ainsi plus proche des populations rurales. Dès l’été, une campagne de collecte de fonds sera organisée avec pour objectif de réunir rapidement les moyens nécessaires, le but étant d’ouvrir le CEPREC fin 2012-début 2013. « Il est indispensable que nous disposions de ce centre afin de pouvoir mettre en place un outil de dépistage permanent du cancer et de mener des recherches spécifiques sur le cancer en Afrique ». Le dépistage permettra ainsi d’intervenir à temps alors qu’aujourd’hui, les patients arrivent souvent beaucoup trop tard à l’hôpital, quand les cas sont désespérés et qu’il n’existe plus aucune solution. L’une des originalités de ce projet réside dans le fait que des spécialistes des sciences humaines y seront associés. Comme il existe beaucoup de tabous autour du cancer en Afrique, des anthropologues et des sociologues notamment seront chargés de mener des enquêtes sur le terrain afin de décrypter tous ces préjugés, ces peurs, ces a priori et ces non-dits. Il s’agira, là encore, d’une démarche pas facile à mener, les cancérologues n’étant pas habitués à travailler avec leurs collègues des sciences sociales. Mais Adama Ly est animé d’un enthousiasme sans faille et se bat auprès de ses collègues du monde entier, en particulier en France et aux Etats-Unis, pour que le CEPREC ouvre ses portes au plus vite. « Nous disposons d’ores et déjà de soutiens au Sénégal. Mais ce centre de prévention et de recherche se voulant régional, il est impératif que d’autres pays du continent, et en particulier de l’Afrique de l’Ouest, nous rejoignent ». Chacun de nous ne peut que le soutenir dans son extraordinaire démarche, car au bout, il y a l’assurance de l’ébauche d’une Afrique mieux armée face au cancer et, donc, plus à même d’affronter les autres défis qui l’attendent. Jean-François Desessard Journaliste scientifique _____________________________________________ (1) Le cancer en Afrique - Ouvrage réalisé sous la direction du docteur Adama Ly et du professeur David Khayat, et préfacé par le professeur Jean Dausset, Prix Nobel de Médecine – Edition INCA (Institut National du Cancer), 2007 Contact : Adama Ly Courriel : adamaly@gmail.com Afrocancer : www.afrocancer.org Dernière mise à jour : Mardi 11/06/2019 22:18 © 1996–2019 - La CADE Retour à l\'accueil, Logo de la CADE, Dr. Adama Ly © Adama Ly', tstamp=1566459869 WHERE id='296') thrown in …/system/libraries/Database.php on line 686
#0 …/system/libraries/Database.php(633): Database_Statement->query()
#1 …/system/libraries/Search.php(181): Database_Statement->execute('296')
#2 …/system/modules/frontend/FrontendTemplate.php(215): Search->indexPage(Array)
#3 …/system/modules/frontend/PageRegular.php(171): FrontendTemplate->output()
#4 …/index.php(266): PageRegular->generate(Object(DB_Mysql_Result))
#5 …/index.php(401): Index->run()
#6 {main}