Festival de CANNES : peu d’images du continent subsaharien… mais des images catastrophistes !

Festival des Cannes 2009

Sans le pavillon de Cultures France, les cinéastes africains auraient été quasiment absents du 62éme festival du cinéma de Cannes. C’est dans ce pavillon, soutenu par l’OIF, que la création subsaharienne a pu être projetée : trois longs métrages dont le film de l’Ethiopien Hailé Guerima Teza.

Cela ne veut pas dire pourtant que le continent subsaharien était absent. Européens et Américains ont filmé bien évidemment des tragédies africaines, enfants-soldats en Ouganda (L’Armée silencieuse du Hollandais Jan Van de Velde) ou les suites du génocide rwandais (Mon voisin, mon tueur de l’Américaine Ann Ghion).

Difficile de raconter la vie quotidienne ou de parler des trains qui arrivent à l’heure ? Toujours est-il que Souleymanne Cissé relève le défi en racontant l’intimité d’un couple de l’élite malienne à Bamako, nous rappelant ainsi qu’au sud du Sahara, une vie paisible sans être simple est possible pour la majorité de la population.

G. Courade

Prix « Tropiques »

Prix « Tropiques » 2009

Pour associer « culture » et « développement », l’Agence française de développement (AFD) couronne chaque année un ouvrage, dans lequel l’auteur apporte son éclairage personnel sur un pays du Sud. Le Prix Tropiques 2009 a été attribué à Kossi Efoui pour « Solo d’un revenant ». Il raconte le retour au pays d’un homme de théâtre qui y avait fondé une troupe dix ans avant. Il retrouve un paysage qui a connu les tempêtes des hommes et celles de la nature, mais il redémarrera. L’auteur, né au Togo, écrit des pièces de théâtre jouées en Afrique et en Europe et il a déjà publié trois romans.

Kossi Efoui : « Solo d’un revenant » , Edition du Seuil.

Y.C.