Les lettres de la Cade 2009-2010

Cycle I : Que peuvent les productions littéraires africaines ?

Avant d’aborder l’histoire littéraire, le contenu des œuvres, les points de rupture, ainsi que les thématiques, il convient de débattre, dans un premier temps, des conditions de la production et de réception des expressions littéraires africaines.

L’existence du livre se heurte d’abord à des traditions séculaires, celles de l’oralité, partie intégrante des manières de vivre et de penser. Une autre barrière à la production et à la circulation du livre est constituée par l’analphabétisme dont le taux varie d’un pays à l’autre. La production et la circulation du livre se heurtent aussi, depuis la période coloniale, à la question de la langue d’écriture. Dans quelle langue écrire pour être lu par le grand nombre ? Si l’utilisation de la langue officielle (français, anglais, portugais, espagnol…), langue d’une élite sachant lire et écrire, semble être la voie empruntée par de nombreux écrivains du continent, des paradoxes restent irrésolus : les expressions littéraires africaines se situent à la croisée des langues et des cultures et, dans le même temps, sont peu lues par un public endogène. Les expériences de publication dans les langues locales peuvent connaître des difficultés, car même dans les langues nationales la question de l’accès à l’écrit par la lecture se pose avec acuité.

Par ailleurs, les conditions de la production et de la réception des expressions littéraires africaines varient d’une période à l’autre. En effet, une expression littéraire est entendue, diffusée et reconnue aujourd’hui non seulement parce qu’elle est produite dans telle langue (par exemple langue officielle) et dans une ancienne métropole coloniale, mais aussi et surtout parce qu’elle est prise en charge par les lois du marché de l’édition. Celles-ci montrent à quel point il existe des manières d’écrire, selon les tendances à la mode et la demande d’un public qui est essentiellement celui du lieu de production du livre. Dans ces conditions, que deviennent les livres produits en Afrique ? Quels modes de production et de diffusion doivent-ils être préconisés afin que le produit livre puisse être concurrentiel ? Le livre n’est pas seulement un produit marchand. C’est un bien culturel et artistique, à la croisée de l’art et du marché, lié à l’omniprésence d’un système éditorial et médiatique jouant un rôle d’instance de légitimation. Dans quelles langues doivent être produites ces littératures ? Et à quel(s) prix ? Pour quel(s) public(s) ?

Les Lettres de la CADE correspondant aux rencontres-débats du cycle I « Que peuvent les productions littéraires africaines ? » :

  1. « La presse comme support de création et de diffusion littéraire »
    (Lettre n° 124)
  2. « Le Sénégal et le Congo : deux pôles littéraires en Afrique »
    (Lettre n° 126)
  3. « Vers l'autonomisation d'un marché littéraire : le Nigeria et la RDC »
    (Lettre n° 129)
  4. « Littérature et jeunesse. Quel mémoire ? » (Lettre n° 132)

Pour plus d'information sur la littérature africaine:

Cycle II : La libération de la capacité d'entreprendre en Afrique

L’entreprise en Afrique a fait et fait encore l’objet de moult débats et conférences. La Cade à ses débuts s’est penché sur cet aspect de la vie en Afrique et il est ressorti de l’étude menée à cette époque l’existence d’un chaînon manquant dans ce qu’on pourrait appeler une configuration « normale » d’un tissu économique, à savoir l’absence d’un réseau de petites et moyennes entreprises « purement » africaines.

Cependant, ces dernières années et notamment au fil des sujets traités à la Cade dans nos derniers cycles, nous avons ressenti une évolution importante dans le domaine de la vie économique des pays d’Afrique.

En conséquence le présent cycle a été imaginé et construit pour tenter de saisir et comprendre la nature et l’importance des évolutions en cours.

Dans une première série de rencontres-débats, compte tenu de la difficulté du sujet et de la variété des situations nous nous sommes volontairement limités aux phénomènes en cours en Afrique francophone, laissant pour la suite le reste de ce vaste continent.

Les Lettres de la CADE correspondant aux rencontres-débats du cycle « La libération de la capacité d'entreprendre en Afrique»

  1. « La nouvelle donne de l'entreprise et des entrepreneurs africains »
    (Lettre n° 125)
  2. « La nouvelle génération d’entrepreneurs en Afrique : profils et valeur sociale de leurs activités »
    (Lettre n° 128)
  3. « La pérennité des entreprises africaines : nouvelles stratégies et nouveaux outils d'incitation »
    (Lettre n° 131)

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Les Lettres de la CADE correspondant aux rencontres-débats hors cycle :

  1. Regards sur la Science et la Technologie : quatre exemples d'action et de réflexion (Lettre n° 123)
  2. La question identitaire africaine (Lettre n° 127)
  3. Table ronde : Régards croisés sur cinquante ans d'indépendance africaine (Lettre n° 130)