Faire émerger un réseau de chercheurs africains

C ’est l’objectif du Programme d’appui à la recherche en réseau en Afrique (PARRAF) que le Ministère des Affaires Etrangères et Européennes (MAEE) vient de confier à l’Agence Inter-établissements de Recherche pour le Développement (AIRD). D’une durée de 3 ans, ce programme d’un montant de 1,9 million d’euros, financé dans le cadre du Fonds de Solidarité Prioritaire (FSP), vise à la fois à renforcer les capacités scientifiques en Afrique, à soutenir les réseaux régionaux de recherche et à favoriser l’intégration des chercheurs africains dans la communauté scientifique internationale.

Rappelons que si l’Afrique subsaharienne, hors Afrique du Sud, abrite plus de 10 % de la population mondiale, elle ne compte que 0,6 % des chercheurs de la planète. En outre, si certaines équipes africaines produisent d’excellents résultats et sont à même de rivaliser avec leurs homologues des autres continents, elles doivent néanmoins faire face à divers obstacles. Ainsi leur taille restreinte rend difficile les nécessaires recherches pluridisciplinaires, la valorisation de leurs travaux et la création d’écoles doctorales. Ajoutons que la croissance annuelle de 15 % des inscriptions d’étudiants dans les universités du continent requiert la formation en nombre d’enseignants chercheurs.

Partant de ce constat, l’AIRD, soutenue par le MAEE, a conduit depuis 2007 trois programmes de recherche en Afrique : Coopération pour la Recherche Universitaire et Scientifique (CORUS), Appuis Intégrés pour le Renforcement des Equipes Scientifiques du Sud (AIRES-Sud), Recherches Interdisciplinaires et Participatives sur les Interactions entre les Ecosystèmes, le Climat et les Sociétés en Afrique de l’Ouest (RIPIECSA). Plus d’une centaine de projets a ainsi été développée dans le cadre de ces programmes. Or avec PARRAF, l’AIRD se voit ainsi confier la possibilité de capitaliser et pérenniser ces actions engagées depuis 2007. ■

J.-F. D.