Les migrants, entrepreneurs en Afrique

Enda Europe (Environnement Développement Afrique) et la CADE (Coordination pour l’Afrique de Demain), ont voulu faire le point sur la réalité des projets d’entreprise en Afrique, financés par les migrants de la région parisienne.

Le 13 novembre, ils ont réuni une centaine de personnes, pour la plupart actuels ou futurs entrepreneur(e)s, à la Cité Universitaire de Paris. Le matin, les responsables de trois entreprises en cours de fonctionnement - bus de transports publics au Sénégal, production de jus de fruits, fabrication de pâte d’arachide (produits venant d’Afrique) en France - , ont, sincèrement, présenté les bons et les mauvais moments de leur aventure. Car les obstacles sont nombreux et récurrents. Les plus fréquents sont les insuffisances dans l’étude de marché ; le manque de financement ; les déficiences de gestion, notamment au niveau du personnel (DRH) ; la fiscalité et ses modalités très spécifiques d’application ; les transports aléatoires et les routes rares et fatiguées. Les femmes doivent en outre affronter les traditions, la famille et convaincre le mari.

Comment éviter ou surmonter ces difficultés ? L’après-midi des organismes d’aide et d’accompagnement des projets de migrants ont exposé leurs solutions, parfois simplement techniques, d’autres portant sur la préparation et la formation des candidats, ou pendant le suivi de l’entreprise. Certaines grandes banques commerciales ont mis en place des services spécialisés pour accorder des financements de faible volume, mais risqués. On a également énuméré les secteurs d’activité prêts à accueillir de nouvelles entreprises.

Dans une prochaine « Lettre de la CADE », Roland Portella tirera les enseignements de cette journée.

http://www.enda-europe.org. ■

R. G.