Le dialogue établi entre Afrique, Chine et Europe

L’implication de la Chine en Afrique ne cesse d’alimenter les commentaires de la presse et les réflexions des décideurs et acteurs économiques concernés. Certains s’en inquiètent, d’autres s’en réjouissent, tous cherchent à en prendre la véritable mesure.

Entre les trois partenaires que sont la Chine, l’Union Africaine et l’Union européenne, les relations étaient jusqu’à présent bilatérales et se nourrissaient plus de suspicion que de volonté de dialoguer.

C’est pour mettre fin à cette situation préjudiciable au climat de leur relation comme à un développement maîtrisé de l’Afrique que la Commission européenne a décidé d’initier un trilogue entre les trois parties. Dans la communication adoptée le 15 octobre et intitulée « l’Union européenne, l’Afrique et la Chine : vers un dialogue et une coopération trilatéraux », elle marque sa détermination à fonder cette coopération trilatérale sur une approche pragmatique, progressive et partagée grâce à un dialogue constant à tous les niveaux et sur le développement d’une aide efficace. Quatre domaines de coopération ont été identifiés : la paix et la sécurité en Afrique, une aide pour le développement de l’infrastructure, la gestion durable de l’environnement et des ressources, et l’agriculture et la sécurité alimentaire.

Dans le même temps, la Commission a présenté un premier bilan du nouveau partenariat stratégique dans une communication sur « Lisbonne un an après : le partenariat Union Européenne - Afrique à l’oeuvre ».

On ne peut que saluer ces initiatives qui devraient permettre d’y voir plus clair dans les stratégies respectives des trois partenaires, la Chine, l’Union Africaine et l’Union européenne, pour autant qu’ils jouent le jeu et que les résultats du trilogue ne restent pas confinés dans la seule sphère diplomatique. ■

Jean – Loïc Baudet