Editorial

La CADE en 2008

La CADE a terminé l’année sur un bilan satisfaisant qui permet d’avoir de grandes ambitions pour 2008.

Rappelons que, créée en 1996, à une époque où l’afropessimisme gangrenait l’opinion publique, la Coordination pour l’Afrique de Demain - CADE - se proposait de porter un autre regard sur l’Afrique subsaharienne, débarrassé des stéréotypes et qui éclaire d’un jour nouveau aussi bien l’actualité que les mouvements de fond des sociétés qui la composent. Il fallait produire et diffuser à l’intention des acteurs publics et privés du développement, des enseignants et des médias, et de tous ceux qui s’intéressent à l’Afrique des clefs et des grilles de lecture des évènements et des défis que vit ce continent en mutation brutale.

Au fil des années, la CADE a ouvert huit chantiers :

1. Des rencontres-débats publiques mensuelles (9 par an). 105 ont été réalisées à ce jour. Les invitations sont envoyées aux membres de la CADE (500 environ) par courrier et par voie électronique aux membres des organismes et associations partenaires.

2. Une Lettre mensuelle, la Lettre de la Cade, dans laquelle figure le compte-rendu de chaque rencontre-débat (9 par an) ; 106 ont été publiées. Elle est diffusée en version papier et en version électronique à 700 abonnés payants ou gratuits. Elle fait le lien entre les membres du réseau adhérents à l’association, abonnés à la Lettre, les amis et les sympathisants de la CADE.

3. Un site internet qui conserve la mémoire des rencontres-débats et la rend accessible selon un index thématique. Est ainsi rendu disponible un capital de connaissances et de réflexions constitué au fil des ans avec la contribution des meilleurs spécialistes de l’Afrique et de ses mutations.

4. Un forum de discussion permettant d’enrichir et de prolonger les débats.

5. Des modules de formation sur le thème « Les défis de l’Afrique au seuil du XXIème siècle » utilisés par l’AFVP (Association Française des Volontaires du Progrès), le CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement).

6. Des émissions à la radio sur Radio Aligre et sur Africa No 1.

7. Des journées d’études : Le 7 décembre 2005 sur « Images et trajectoire de l’Afrique », le 9 novembre 2006 sur « l’Europe et l’Afrique ».

8. Des évènements ayant le même objectif: colloque Afrique-France-Europe: « les sentiers de l’avenir » à Ouagadougou, février 2007, la « Semaine de l’Afrique » organisée par l’association Pollens de l’École normale supérieure, juin 2007.

Tournée à sa création en 1996 vers un public « africaniste » déconcerté par les échos pessimistes que véhiculaient complaisamment les médias, la CADE a décidé d’élargir son audience.

• Depuis 2002, en s’adressant aux étudiants des filières universitaires spécialisées des DESS de développement, Université de Paris 1 (IEDES) et en associant à ses travaux des étudiants de l’Institut de Sciences Politiques de Paris dans le cadre du « projet collectif » prévu dans leur cursus pédagogique.

• Depuis deux ans, en travaillant avec les associations de migrants et la diaspora africaine. Elle a obtenu en 2006 et 2007 l’appui de l’Agence nationale pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des chances (ACSE, ancien FASILD) en vue de faire parvenir aux populations issues de l’immigration un message positif sur leur continent d’origine susceptible d’aider leur quête identitaire.

• En s’adressant au monde de l’éducation par l’intermédiaire du réseau national des Centres de documentation pédagogique. La CADE vient de signer une convention avec le Centre Régional de Documentation Pédagogique de Haute Normandie à Rouen et l’Université du Havre pour l’organisation de rencontres-débats et l’élaboration de fiches pédagogiques sur le thème de « l’Afrique qu bouge ».

La CADE a commencé l’année 2008 en recevant le 16 janvier, M. Mahamat Annadif, ambassadeur de l’Union Africaine à Bruxelles et en participant aux journées du CIFER des 15 et 16 janvier sur la « Rencontre des traditions religieuses de L’Afrique avec le Christianisme, l’Islam et la Laïcité ». Le Cycle des rencontres-débats sur « L’Afrique des mutations silencieuses » se poursuivra jusqu’en juin. D’ici là, nous aurons restitué les résultats de l’enquête que nous avons faite sur la réception par le public de l’exposition de la Cité des sciences et de l’Industrie de La Villette « Quand l’Afrique s’éveillera ».

Mais nous voudrions que 2008 soit l’année d’une avancée significative dans la communication de la CADE, par un élargissement de nos partenariats, en particulier avec l’Afrique et avec les associations de la Diaspora, ainsi que par une utilisation systémati- que des outils multimédias (diffusion des rencontres-débats sur Internet).

Nous ne pourrons franchir cette nouvelle étape que si nos adhérents et amis nous aident à mobiliser les ressources financières nécessaires. Nos besoins son modestes, de l’ordre de 50.000 euros dont la moitié permet de rémunérer a minima notre militante permanente, mais ils ont la particularité de ne pas entrer dans les cadres habituels des programmes et des projets publics d’aide au développement. Il nous fau donc aussi compter sur des ressources privées, qu sont, d’abord et majoritairement, celles des amis de la CADE dont le nombre, la générosité et la fidélité sont la condition de son avenir et la garantie de son indépendance.

Nous comptons donc sur vous pour que la CADE continue.■

Le Conseil d’Administration de la CADE