Des potentiels de réussites africaines aux richesses pérennes

La situation actuelle du monde est marquée par une hégémonie américaine en cours de contestation. D’autres blocs de croissance ont émergé, à l’instar de la Chine, de l’Inde, du Brésil et de la Russie. L’Europe cherche à se construire politiquement et économiquement. Par conséquent, ce monde devient plus divers pour penser le développement et les politiques économiques abandonnent le « consensus de Washington » ultra-libéral. Coexistent cependant une forte croissance des richesses économico-financières et une paupérisation, inversement croissantes. Que devient alors l’Afrique dans ce contexte ?

Dominée économiquement et politiquement, elle reste un continent aux économies extraverties. Malgré cela, on peut penser qu’elle s’éveillera de manière non incantatoire en partant des sociétés africaines elles-mêmes. Et si le PIB de l’Afrique a progressé de 5 à 6 % en moyenne ces dernières années, ces améliorations ne sont pas encore pérennes, car elles sont disparates, hétérogènes et que de très fortes inégalités persistent. L’entrée du continent dans la mondialisation l’oblige à devenir «compétitif ». Pour l’être, il doit transformer ses talents et potentiels en richesse réelle, avec ses valeurs ajoutées sociales et économiques et éviter de se vider de ses richesses humaines.

Bien que l'Afrique soit multiple et hétérogène tant par les niveaux de développement que par ses cultures, notre propos se voudra transversal, car il existe des problématiques et des dynamiques communes. Nous nous emploierons à apprécier les potentialités exploitées et inexploitées et à déterminer relais et conditions pour leur émergence et optimisation. Une série d’exemples de réussites viendra étayer cela.

Analyse des différentes potentialités exploitées

Les peuples africains sont généralement dynamiques dans leurs vies quotidiennes, n’attendant que rarement l’aide étatique. Ainsi s’inscrivent-ils de leur propre chef dans des entreprises socioéconomiques, qui leur assurent bien plus que de la subsistance.

Economie sociale et solidaire :

Ce secteur bénéficie d’une culture de solidarité, du fort lien social qui existe à l’intérieur des populations. Des traditions culturelles d’assistance réciproque, de multiples activités économiques se sont créées, que ce soit dans l’informel ou dans le formel, allant du self-emploi à la PME, de l’artisanat à l’unité de production et de transformation. Les instruments comme les tontines, les mutuelles d’épargne et de santé, les organismes de microfinance, se sont considérablement développés, créant ainsi de l’activité économique, des emplois, la possibilité de se soigner. Le Bangladesh n’a pas été le créateur de la micro-finance, cet instrument a toujours existé en Afrique, M. Yunus l’ayant certainement scientifisé. Le dynamisme de ce secteur a tellement pris d’ampleur que des institutions de régulation au Cameroun en 2005, sous l’instigation de la BEAC, ont procédé à une épuration de près de 600 organismes de micro-finance, sur 1.200 recensés, afin d’éviter la gabegie.

Sous l’instigation de la BCEAO, afin de répondre à des créations d’activités par des personnes et entrepreneurs généralement exclus du système bancaire, la BRS (Banque Régionale de Solidarité) a été créée en 2003. Le groupe Ecobank s’est engagé, en 2006, à mobiliser 300 millions de dollars US sur le marché des capitaux, pour le renforcement des capacités des institutions de microfinance africaine.

Développement local

Ce type de développement prend de l’ampleur car les communautés locales se sentent évidemment d’autant plus concernées, qu’elles ressentent plus directement dans leurs vies les effets des investissements locaux. Les investissements étatiques, ou par le biais de la coopération décentralisée, ne viennent qu’en complément, atténuant par ailleurs les risques d’investissements « clés en main ».

Grâce à des communautés de base et des PME locales d’Ouganda, du Kenya et de Tanzanie, un projet a consisté à créer des centres de recyclage des ordures ménagères, afin de déboucher sur des emplois et de créer des revenus. 4.000 personnes ont été employées, 107 entreprises engagées dans différentes phases de prestations de services et organisées en associations afin de mutualiser leurs compétences. Les ministères et les autorités locales concernées ont profité de cette dynamique endogène pour définir un programme de gestion de déchets solides, de politiques nationales en la matière et le DFID (Département britannique pour le développement international) a apporté un soutien financier.

Externalisation de services

A un autre niveau, on voit émerger des entreprises florissantes dans l’externalisation de services pour les industries occidentales de télécommunications, pour l’informatique et les services financiers. C’est le cas de certaines sociétés sénégalaises, marocaines ou mauriciennes. Avec de la main d’oeuvre bon marché, ces entités développent de plus en plus de services à valeur ajoutée, ainsi que de l’expertise, en employant des personnes de plus en plus qualifiées.

Au Sénégal, l’entreprise Center Value créée en mars 2004, avec un capital de 1,1 million d’euros, se positionne comme l’un des acteurs clés de la gestion de la relation client offshore, avec 180 conseillers commerciaux rompus aux métiers du télémarketing. Toujours au Sénégal l‘entreprise“ Call me ” qui a débuté ses activités en février 2002, est le premier centre de contact multimédia en Afrique de l’Ouest, spécialisé dans la gestion de la relation client à distance. Elle est filiale du groupe Chaka, pionnière de l’informatique vocale au Sénégal, qui propose des logiciels de couplage téléphonie/ informatique et propose des applications pour les centres d’appels qu’elle développe elle-même.

Potentiels non transformés en richesse

En Afrique, existent de nombreuses potentialités tant humaines qu’en matières premières, mais il faudrait optimiser leur exploitation afin qu’elles deviennent de véritables richesses pérennes.

Les humains

Beaucoup de progrès en termes de formation et d’éducation ont été réalisés ces dernières années, même si des plans d’ajustements structurels ont sapé cette dynamique. De nouvelles générations d’élites sont formées dans l’enseignement supérieur africain, mais de nombreuses compétences manquent alors que nombre de diplômés sont sur le marché du travail, faute d’adéquation entre formations et marchés, mais aussi du fait de la fuite des cerveaux. En 2007, en Afrique du Sud au forum mondial, les chefs d’entreprises disaient leurs difficultés à trouver certaines compétences qualifiées.

La Tanzanie, qui veut créer un million d’emplois par an, a mis sur pied le Tanzania National Business Council, qui fournit notamment un cadre d’échange aux secteurs privé et public en liaison avec le développement des jeunes.

Les matières premières (pétrole, gaz, minerais divers, bois, etc.)

Les gisements existants, souvent énormes, n’ont pas eu les effets induits attendus sur le plan industriel et en maîtrise des technologies et des savoir-faire pour l’extraction - production. Manque de volonté politique et corruption des dirigeants africains, en sont les causes principales. Il en résulte alors des économies extraverties et de rente, dépendant des cours des marchés mondiaux, ainsi que des rapports de force géostratégiques

Une école spécialisée dans le secteur du gaz, a été créée en 2005 en Guinée Equatoriale, afin que des techniciens et cadres nationaux bénéficient d’un transfert de compétences et de savoirfaire par les compagnies exploitantes.

Une agro-industrie bénéficiant d’accompagnements structurels et financiers, devrait être porteuse d’emplois, de marchés nationaux et régionaux.

Au Nigeria un regroupement en coopérative agricole de producteurs de miel, Beekeeping Extension Society, visant un marché international de pharmacie et de produits cosmétiques, a défini, avec des partenaires techniques, des programmes de transformations industriels. Le gouvernement fédéral a demandé aux banques de mettre en place un système de crédit particulier, n’excédant pas 3 % de taux d’intérêts et garantissant une partie des prêts.

La biodiversité

Certains pays d’Afrique sont naturellement dotés en soleil, vent et matières végétales propres aux énergies renouvelables (coton, jatropha, palmier à huile, canne à sucre, amidon de manioc). Il serait temps que ces matières premières naturelles soient exploitées pour répondre aux besoins énergétiques nationaux. L’investissement financier et technologique dans ce secteur peut engendrer des opportunités d’exportations à l’international, génératrices de devises étrangères.

L’entreprise Alcodis, à Maurice, produit depuis 2003 de l’éthanol à partir de la mélasse. Les autorités gouvernementales mauriciennes ont lancé, depuis 2006, un test grandeur nature sur des voitures , expérience suivie par le Département d’ingénierie de l’université de Maurice et par la Motor Vehicle Dealers Association (MVDA), association d’importateurs de voitures neuves. Alcodis qui a embauché 150 personnes souhaiterait à l’heure actuelle, exporter jusqu’à 30 millions de litres chaque année. Pour prospecter le marché international, l’usine s’appuie alors sur son partenariat avec le plus gros producteur et distributeur d’éthanol sur le plan mondial, le groupe suisse Alcotra. Le Brésil a un projet d’investissement de 100 millions de $ dans la construction d’une usine d’éthanol en Angola. La filière jatropha est très prometteuse. Sa culture n’entre pas en concurrence spatiale avec les cultures traditionnelles à objectif alimentaire ou les forêts tropicales – la plante de jatropha peut pousser dans les zones arides. D1 Oils en Tanzanie l’exploite afin de commercialiser son huile sous forme de biocarburants.

Les TIC

Les TIC ont un potentiel très important dans un continent qui doit rechercher une meilleure compétitivité dans la mondialisation et combattre les inégalités sociales. La demande de connexion est considérable car elle concerne toutes les catégories de population, du paysan qui cherche à vendre ses produits, à l’entreprise qui recherche des débouchés pour ses exportations, en passant par l’étudiant en quête des meilleures formations et des sources d’informations. Actuellement seul 4 % de la population africaine a accès à Internet, dont seulement 1 % au haut débit. Le besoin d’investissement en infrastructures pour l’Internet est de l’ordre d’un minimum de 80 milliards de dollars.

Un Centre d’excellence en la matière a été créé à Kigali, sous l’instigation du Président de la Banque Africaine de Développement, afin de proposer les solutions technologiques et stratégiques pour le développement des TIC en Afrique. Les USA seraient intéressés à participer à un plan d’investissement de 55 milliards de dollars.

L’Afrique a su adopter très rapidement le téléphone mobile, plus vite que certains pays occidentaux. On comptera d’ici 3 à 5 ans, 300 millions d’abonnés en téléphonie mobile, sur 900 millions d’habitants. Cette dynamique, à n’en pas douter existe pour l’accès à l’Internet, avec les implications, notamment financières, que l’on peut en attendre.

Au Kenya, Mpesa de Safaricom et Sokotele sont des systèmes de services financiers et de transfert d’argent sur mobiles, ciblant ainsi les populations non bancarisées. La Compagnie Africaine de Technologies Informatiques (Cati), basée à Dakar, s’est lancé depuis 2003, dans la fabrication d’ordinateurs « made in Sénégal », de serveurs et postes de stockage de données, au sein de la Technopole de Dakar. Afrisoft est une société ivoirienne spécialisée dans la conception de logiciels, dans les domaines des ressources humaines et de la gestion financière et commerciale. Son originalité réside dans la production de logiciels adaptés aux particularités de l’Afrique, en termes de culture d’entreprise et de gestion.

La finance

Si les individus et les ménages peuvent trouver des solutions de financement par le biais des tontines et mutuelles d’épargne, du micro-crédit, l’entreprise en tant que structure procède le plus souvent par autofinancement de ses activités.

Les banques africaines sont souvent en surliquidités. Une institution comme la BCEAO possèderait entre 1.500 et 2.000 milliards de FCFA de réserves de change.

Les ressources financières intérieures ainsi que l’épargne existent, mais ne sont que très peu employées dans l’investissement productif, notamment pour les PME. D’où l’impérieuse nécessité de créer des mécanismes de garanties de risque, des fonds de capitalrisque, de mésofinance (le chaînon manquant).

Alors qu’au Mali, 800 guichets de services financiers de proximité collectent 35 milliards de francs CFA et distribuent 45 milliards de prêts, une PME ivoirienne, la SIMAT, manquant de capitaux pour son développement, s’introduit sur une bourse occidentale (Euronext, marché libre) pour y remédier.

Les transferts de fonds des immigrés de l’Afrique subsaharienne, estimés entre 8 et 10 milliards de dollars en 2006, sont un potentiel financier très important, dépassant dans certains pays l’APD et l’IDE. Il faudrait des mesures d’incitation et de structuration des économies pour que cette manne se dirige véritablement dans l’investissement productif. Enfin, une meilleure compétitivité des opérateurs de transferts d’argent est à souhaiter, car elle permettrait de baisser les coûts des ces transferts. Les sites de comparaison des tarifs comme www.envoidargent.fr, promu par l’AFD, devrait donner une meilleure information sur les meilleurs prix de transferts.

Liquid Africa, créé par Cyrille Nkontchou, un Camerounais, est une plateforme financière et boursière online qui donne, en temps réel, les cotations de 18 places boursières africaines. Mo Ibrahim, l’ancien créateur de Celtel, a lancé avec 150 millions de dollars, l’Africa Enterprise Fund, un fonds d’investissement qui a vocation à investir dans des compagnies prometteuses avec un ticket moyen qui devrait osciller aux environs de 20 millions de dollars par entreprise, qui respecte des critères de bonne gouvernance.

La culture, les médias, l’image

Les richesses culturelles africaines sont reconnues. Elles doivent cependant encore mieux imprégner la jeunesse africaine et trouver des véhicules médiatiques diffusant dans le monde, pour dépasser l’auto- complaisance communautariste. La communication, dans la mondialisation actuelle, est une arme stratégique de présence.

« Afrique Active » magazine mensuel lancé en 2004, veut être un outil de réflexion stratégique, une vitrine de l’Afrique en pleine mutation. « Matalana, le Temps de l’Afrique », mensuel qui veut montrer les réussites de l’Afrique, les « success stories » à l’africaine, avec ses pays émergents, ses créateurs de talent et ses entrepreneurs de haut niveau. « Les Afriques » un nouveau journal de la finance africaine, disponible en Afrique et en Europe, devrait pallier le déficit d’informations financières sur le continent. « CNBC Africa » la première chaîne africaine à diffuser en continu, dédiée aux informations économiques concernant le continent. Les sites internet à l’instar de grioo.com, ont des rubriques consacrées à des parcours de réussite.

De l'exploitation des potentiels à la structuration de politiques de développement

La transformation des potentiels en richesses, et des richesses en valeurs ajoutées pérennes, requiert un bon niveau de structuration des politiques de développement et des modes de gouvernance. Et en Afrique, d’une manière générale, ce sont les peuples, les entrepreneurs, les mouvements sociaux qui créent de la dynamique. Atteindre des niveaux de développement socio-économiques viables, suppose lever des obstacles comme la carence des « élites » politiques et gouvernementales, qui asphyxient ou méconnaissent les initiatives endogènes. De trop nombreux gouvernants pensent qu’ils perdraient de leurs acquis économiques et de leur influence,s’ils favorisaient l’émancipation de leurs citoyens.

Les points d'ancrage

Les gouvernants doivent identifier les points d’ancrage culturels, historiques, de savoir-faire, de potentialités socio-économiques pour élaborer une stratégie de développement. Les sciences humaines doivent avoir un rôle essentiel de restitution scientifique des fondements et des dynamiques positives, aux peuples et « élites » acculturées, pour construire les identités et le développement.

Les politiques endogènes

Cela permettrait des politiques endogènes, où les populations se sentiraient concernées, car prenant en compte leurs aspirations. Les politiques des bailleurs de fond internationaux, les accords économiques ne doivent venir qu’en renforcement des structurations endogènes, et non l’inverse. Il faut stopper les erreurs des bailleurs de fonds et en finir avec le bilan catastrophique des politiques gouvernementales dans tous les domaines.

Feu Joseph Ki-Zerbo avait créé en 1980 le CEDA (Centre d'Etudes pour le Développement Africain), centre panafricain d'études et de recherches opérationnelles sur le développement endogène en Afrique, avec pour objet d'entreprendre toute recherche et toute activité de formation ou de production pour le développement endogène et autonome intégrant les aspects socio-culturels africains.

Création de centres d’intelligences collectives

En fonction des besoins économiques et sociaux recensés, il est impératif de créer et d’organiser des centres d’excellences sectorielles qui apportent des solutions de développement. La mutualisation des compétences entre chercheurs et praticiens, l’irrigation croisée de pensées créent des intelligences collectives devant aboutir à des résultats et propositions concrètes. Le financement de ces centres pourrait se faire par les banques de développement ou le mécénat d’entreprise. Leur intérêt majeur est de permettre de maîtriser en amont les processus de développement technologique et économique (Ex. : centre agro au Cameroun).

Il incombe enfin à une partie de la société civile de réfléchir et de proposer des solutions originales et alternatives aux politiques économiques et sociales actuelles (think tank).

• L’inversion de la fuite des cerveaux

Les gouvernants africains doivent impérativement intégrer dans les politiques de développement le retour de la diaspora, afin que la richesse des compétences de celleci serve au développement de l’Afrique. Les retours peuvent êtres temporaires pour des projets déterminés, ou virtuels par des transferts de compétences utilisant à distance les TIC. Le préalable en est l’établissement par les Etats de cartographies fiables en besoin de compétences, qui viendraient accompagner les compétences locales. Les diasporas ont à faire le même travail, ce qui leur permettrait de s’imposer comme relais et composantes actives des politiques de développement des bailleurs de fonds internationaux.

• La structuration du marché du travail

Chaque Etat doit définir gisements et besoins d’emploi en fonction de sa stratégie de développement, établir une prospective en la matière, puis la mettre en adéquation avec les politiques d’éducation et de formation.

Un meilleur profit du nouveau contexte géostratégique

Le nouveau contexte géostratégique voit l’essor rapide des pays émergents, dont les croissances nécessitent l’importation de matières premières africaines. Ce contexte aurait dû permettre à l’Afrique, non seulement de bénéficier de certaines infrastructures, mais d’imposer des transferts de technologie et de savoir-faire, plutôt que de négocier au moins disant. Il est impératif qu’elle ne soit pas un continent convoité, et que les nouveaux partenariats économiques soient générateurs d’effets induits économiques et sociaux. Il s’agit de sortir de l’extraversion des économies africaines. D’ailleurs, ne faudrait-il pas que certains secteurs des économies nationales soient réservés aux nationaux, afin de leurs garantir un minimum de revenus ? Est-il normal que certains commerces « traditionnels » soient détenus par des Chinois, aux prix plus compétitifs ? Cela ne va-t-il pas créer davantage de distorsions économiques et sociales ?

Conclusion :

L’Afrique s’éveille si l’on observe tous ses potentiels humains et économiques, ses réussites et ses dynamiques internes. Les populations et citoyens africains mettent en oeuvre des dynamiques de qualité, utiles dans le contexte de la nouvelle mondialisation. Une élite au comportement rigoureux, ayant un sens élevé des responsabilités, doit jouer le tempo de la structuration organisationnelle et stratégique. Reste à sortir du jeu des intérêts particuliers, des clientélismes et de la conservation des pouvoirs, par le truchement de systèmes multipartistes. Ce sont donc les gouvernants a

ctuels qui sont à éduquer dans le processus de développement, car les peuples sont souvent en avance sur eux.■

Roland Portella
Past Président de Gens d’affaires dans la Cité
et Administrateur de la CADE
20 novembre 2007