Cycle « Lieux et territoires de mobilisation des ressources futures»

7. « La maîtrise des échanges et la mobilisation concertée des ressources des villes et des campagnes »

Présentation

Ville de Douala, Cameroun. © http://dumezbourboin.free.fr
Ville de Douala, Cameroun. © http://dumezbourboin.free.fr

La septième et dernière réunion débat du cycle « Lieux et territoires de mobilisation des ressources futures » a pour titre « La maîtrise des échanges et la mobilisation concertée des ressources des villes et des campagnes ». Titre immense, dit Jean Roch, organisateur et animateur de cette rencontre. Elle montrera comment la crise camerounaise, à la fin du siècle dernier, a modifié le comportement de couches entières de cette société africaine, démontrant sa capacité d’adaptation. La réunion commencera par « Le ventre de Douala », film sur la paysannerie de l’Ouest du Cameroun, qui a su s’organiser pour assurer le ravitaillement de Douala, passée de 400.000 habitants en 1976 à plus de trois millions aujourd’hui. Puis le géographe Frédéric Giraut, professeur à l’Université de Genève et agrégé des Universités en France, proposera quelques réflexions sur les dynamiques de développement et la perception des rapports centre - périphérie en Afrique.

Le film : Le ventre de Douala

Marché de Sandaga. Douala, Cameroun. © Johanna Paillet  Advocacy Projet Peace Fellow
Marché de Sandaga. Douala, Cameroun. © Johanna Paillet Advocacy Projet Peace Fellow

Images d'une campagne vivante et inventive

Près de Dschang, ville de l’Ouest camerounais, le film nous montre un marché très bien achalandé en produits de toutes couleurs, européens et locaux, destinés à la clientèle de passage. Emile Hatcheu, géographe de l’Université de Dschang, explique comment la paysannerie de la région s’est mobilisée pour remplacer les importations alimentaires, que les Camerounais ne pouvaient plus payer, car la crise de 1985 / 93 avait réduit leurs revenus de moitié. Elle alimente ainsi Yaoundé, la capitale, et Douala la capitale économique à 300 kilomètres de là. Paysans et paysannes vendeurs expliquent comment cette activité, apportant de l’argent, a permis le développement : écoles, dispensaires, habitations, locaux professionnels, vie plus confortable, donc consommation. Nous sommes en pays Bamiléké, une population solidaire, soudée, fidèle à ses traditions et réputée pour son dynamisme, qui exalte le travail et la réussite et qui « oblige » à réussir et à partager. Un entrepreneur a ainsi financé une coopérative pour plusieurs milliers de bénéficiaires. Très tôt d’ailleurs, les enfants apprennent le commerce en vendant des bananes sur le bord de la route.

Le maraîchage, jadis apanage des femmes pour la consommation familiale, retient maintenant aussi les hommes, dès lors que la commercialisation génère des revenus, surtout avec les produits de contre saison. C’est une culture empirique sans technique particulière, mais très diversifiée et très productive, dans ces terres de bas-fond toujours humides, mais valorisées par la pression foncière. L’ananas, le poivron, la carotte, les haricots verts…. ont été récemment acclimatées. En altitude, à 1.600 mètres ou à 2.000 mètres, s’est implantée une culture vivrière spécialisée, destinée à la vente sur de grands marchés ou à des acheteurs qui viennent sur place. Elle a remplacé le café et le cacao qui n’étaient plus rentables après la crise de 90. Pour limiter le recours aux engrais, importés et chers, on cultive des plantes qui en ont moins besoin, qui les remplacent en fixant l’azote de l’air et en produisant, une fois coupées, des engrais verts; elles enrichissent la terre. On plante des arbres pour fertiliser les sols, ombrager les cultures et éviter l’érosion. Il faut maintenant trouver d’autres débouchés pour une production disposée à s’accroître. Certains pensent à l’exportation vers l’Europe, où il y a un pouvoir d’achat, qui en donnerait ainsi aux cultivateurs locaux. Les images montrent des montagnes verdoyantes, des champs de tomates, de pommes de terre, de choux, et aussi des produits locaux, patates douces, macabo, tarot, maïs…

Pour vendre à Douala, le transport pose problème. Parfois les fruits et légumes pourrissent sur place. Le prix de l’essence a presque doublé. Les routes ne sont pas bonnes. Il faut payer l’impôt parafiscal (bakchich). Les bacheliers, devenus souvent chômeurs, reviennent au village et font du commerce. « On ne s’en sort plus comme avant » dit une commerçante, présente sur le marché depuis la mort de son mari, il y a 10 ans.

A Douala existent plusieurs marchés de gros. Celui qui était destiné au café et au cacao a dû se reconvertir. Il est devenu le marché des produits frais, Sandaga, approvisionné par les producteurs de l’Ouest. Il alimente les petits commerçants, qui vont revendre dans toute la ville. 60 % de son chiffre d’affaires se font avec les pays environnants qui, producteurs de pétrole, disposent d’un pouvoir d’achat. Installé dans un bas-fond, le marché est toujours humide et insalubre. Il n‘y a pas de chambre froide, tout doit être vendu le jour même. C’est un problème d’aménagement, qui dépasse les compétences de ces cultivateurs et commerçants. L’exemple serait le marché de gros des arachides et oignons approvisionné par les producteurs du Nord du Cameroun. Il est très bien aménagé, mais il a fallu négocier avec tous les niveaux de la puissance publique, locale et nationale. La Communauté urbaine de Douala doit être attentive à ces deux marchés, celui de Sandaga, où il y a « un désordre, une dynamique » et qui fonctionne quand même à l’international, et celui des arachides, dont elle peut être fière.

Quel avenir ? Sandaga résulte d’une stratégie de survie. Est-ce durable ? Il faut un diagnostic objectif, identifier les atouts et les failles et en tirer les enseignements.

Une nouvelle géographie

Fréderic Giraut © cade
Fréderic Giraut © cade

Jean Roch ouvre la séance. Elle rappellera, dit-il, comment les changements qu’ont su pratiquer des sociétés africaines attestent à quel point l’homme africain est « entré dans l’histoire ».

Frédéric Giraut précise qu’il interviendra plus en géographe qu’en économiste. Il est spécialiste de géographie politique, de recompositions territoriales et d’analyses des politiques publiques dans le champ du développement. Il mettra l’accent sur une évocation des processus, des expériences et des tendances nouvelles. Il élargira le thème de ce soir « relations ville – campagne » aux centres, aux périphéries, aux marges, aux pôles dans le Sud et plus particulièrement en Afrique. Apparaît aujourd’hui une nouvelle géographie régionale, de nouvelles relations entre le centre et la périphérie, qui découlent des phénomènes de mondialisation et d‘urbanisation. Il y a une autre manière d’appréhender les territoires et les espaces, une nouvelle typologie, au-delà des cadres étatiques. En est témoin le dernier rapport de la Banque mondiale « Reshaping Economic Geography », qui annonce les évolutions doctrinaires de la Banque. Il marque une rupture en matière d’appréhension de l’espace, à laquelle ses interventions se conformeront.

Il évoque la théorie de Fred Scholz du «  développement fragmenté », qui définit les espaces en fonction de leur ancrage dans la mondialisation. Selon cet auteur, il y a les « espaces globalisés », centres de décision où résident les acteurs de la mondialisation et d’où partent les flux de bien matériels et immatériels. A côté, il y a les « relais », comme en Afrique. Ce sont des villes ou des régions qui prennent des initiatives et sont éventuellement des lieux de production impliqués dans la mondialisation. Dans les périphéries, il distingue celles qui sont « globalisées » avec cultures d’exportation et ressources minières et celles dites « délaissées ». Ces dernières sont les régions d’agriculture vivrière non intégrées dans les circuits économiques. On trouve enfin les espaces « dominés », qui relèvent de l’aide publique au développement et sont, à ce titre, dominés par les espaces globalisés, que sont les nations du Nord apportant l’APD. Après cet exposé abstrait, dit Frédéric Giraut, il annonce des éléments plus concrets en Afrique du Sud.

L’Afrique du Sud aux multiples espaces

Il a travaillé plusieurs années en Afrique du Sud post-apartheid sur des programmes de recherche. Elle comprend des espaces très diversifiés relevant de chacune des catégories exposées précédemment. C’est un pays émergent, moteur en Afrique, qui relève d’une histoire particulière, car il est une colonie de peuplement, et qui présente une géographie très inégalitaire. Johannesburg et d’autres métropoles sont des « espaces globalisés » ou « relais » par leur implication dans l’économie mondiale. Des aires métropolitaines ont été créées pour rapprocher les diverses populations. Elles disposent d’un statut spécifique, avec un « gouvernement » métropolitain, compétent pour l’administration, la planification et la stimulation économique. Ce sont des modèles auxquels aspirent d’autres villes.

Par ailleurs des sites ont été sélectionnés dans des quartiers périphériques des villes ou dans les zones franches portuaires ou dans des lieux aisément accessibles, facilitant le travail des entreprises. Ils sont destinés à accueillir les investissements directs étrangers (IDE) dans des activités industrielles, de transports ou de services. Ces sites jouissent de privilèges qui les amènent à s’affranchir de l’autorité des aires métropolitaines, à l’équipement desquelles, pourtant, ils contribuent en leur fournissant des matériels et des services produits chez eux. Des sites agricoles ont aussi été créés pour les cultures marchandes, soit industrielles (canne à sucre par exemple) soit maraîchères en vue de l’exportation en Afrique et ailleurs. Dans les zones rurales traditionnelles, l’exploitation des terres est souvent communautaire. Ces zones ont des difficultés à s’ancrer dans les filières marchandes. Elles se situent dans les anciens Bantoustans et elles sont très peuplées et très actives, difficiles à catégoriser. Certains des sites agricoles se spécialisent dans la valorisation de produits locaux, comme le raisin. Ils s’adonnent aussi au rooibos, herbe rouge sud-africaine utilisée pour une tisane appréciée dans le Nord. Ce type de produit répond à des effets de mode, qui ne sont pas forcément durables. D’autres sites enfin sont dédiés à l’écotourisme, différents des grands complexes pour safaris.

Le rapport de la Banque Mondiale

Le rapport 2009 de la Banque mondiale présente un nouveau type de géographie économique basé sur une nouvelle prise en compte de l’espace. La Banque interviendra désormais dans ce cadre spatialisé, et sans doute d’autres bailleurs de fonds suivront-ils. Le développement pourra donc être envisagé en partant de ressources existant dans des espaces diversifiés, même réduits. Ce peut être des niches comme l’exportation du vin en Afrique du Sud. Cette nouvelle géographie économique a le vent en poupe. Elle est le thème de l’ouvrage de Paul R. Krugman, prix Nobel d’économie 2009. Elle prend en compte l’accumulation de biens, mais aussi de savoirs et reconnaît l’importance des lieux de concentration des pouvoirs, des idées et des moyens, où qu’ils soient et notamment en ville. Elle a pour objectif, selon la Banque, de relever le défi du développement aujourd’hui : améliorer le sort de 3 milliards d’individus, dont un milliard dans les bidonvilles, un milliard dans des espaces marginalisés, un milliard dans les pays les plus pauvres. Elle permettra d’éviter le saupoudrage en visant des espaces réduits mais significatifs. Se pose alors le problème de la gouvernance des espaces métropolitains et de leur rayonnement. Les sites, lieux d’accueil des IDE et comme tels pôles de développement, ont tendance à s’affranchir de l’autorité métropolitaine pour agir sans contrainte, mais aussi sans tenir compte des grandes orientations nationales. Cette nouvelle approche de la Banque permet d’utiliser les « marges » que sont les espaces ruraux hors des réseaux du marché. Ils sont considérés comme viviers de main d’œuvre. Il faudra alors aller la chercher en améliorant les transports et les former à de nouvelles activités en élaborant des programmes spécifiques. Belles perspectives ! Mais le projet de la Banque mondiale semble réserver les grands investissements à capitaux publics / privés aux seules aires métropolitaines. Les « marges »  relèveraient des ONG et de certaines organisations internationales. Or leur conception du développement ne correspond pas forcément à celles des populations concernées, qui sont entreprenantes, comme on l’a vu dans le film. Elles ne tiennent pas à dépendre des pouvoirs coutumiers.

Le Débat

Le Foncier, les OGM, les femmes

G. Courade répond à deux questions, une sur l’obstacle que peut constituer le foncier, l’autre sur les OGM. En pays Bamiléké, avec une forte densité de population, la terre est rare. Tous n’héritent pas de l’exploitation familiale et les cadets sont invités à émigrer. Plus de la moitié de cette ethnie a essaimé ailleurs, à Douala notamment, ainsi que dans tout le Cameroun et dans les pays voisins, créant ainsi des réseaux de commerce efficaces. Le problème foncier existe donc, comme on le voit dans le film, dans la mesure où tout est déjà cultivé et il n’y a plus de place. Il s’est posé plus sérieusement lors de la décolonisation, qui fut particulièrement brutale, car les superficies dites « communes » c’est-à-dire en réserve, ont, en fait, été accaparées par les notables pour planter du café. Quant aux OGM, ils ne sont utilisés massivement que pour le coton. Ailleurs ils sont parfois refusés ou fort peu répandus, malgré la pression américaine, il y a quelques années, en Zambie.

Le film, à nouveau, est pris à témoin pour faire état de la réalité camerounaise. Comme dans d’autres régions de l’Afrique de l’Ouest, les femmes jouent un grand rôle dans l’exploitation agricole et dans le commerce, tant sur les marchés locaux, qu’à Douala, sur les marchés de gros.

Le cauchemar de Darwin

A propos du film très controversé « Le cauchemar de Darwin » sur l’élevage des perches du Nil dans le lac Victoria, F. Giraut retient trois scandales, qui y sont dénoncés sans nuance, mais qui existent. Scandale écologique d’abord, par une surexploitation d’une ressource naturelle. Scandale social ensuite par une concentration de populations en grande pauvreté qui voient néanmoins leur sort légèrement amélioré et peuvent pratiquer l’informel. Scandale politique et économique enfin par le trafic d’armes qui utilise les flux financiers générés par l’exportation des perches. En contrepartie, cette opération a montré la capacité africaine de relever le défi majeur des normes sanitaires imposées par le Nord.

Xénophobie

En Afrique du Sud, les parcs nationaux et les réserves situés à la  périphérie du pays, ont été des lieux de confrontation, durant la période de marginalisation provoquée par l’apartheid et la guerre froide de la part de mouvements internationaux plus ou moins marxistes et de certains pays comme l’Angola et le Mozambique. Cette ligne de front a été transformée en espaces d’avant-garde, lieux de collaboration internationale dans une perspective de paix avec des aires protégées, affranchies des frontières étatiques, cogérées en tant qu’élément de développement  économique.

L’explosion de violence xénophobe s’est récemment manifestée dans les prolongements du parc Krüger au Mozambique et au Zimbabwe. Entre ces pays ont été organisées des libres circulations de touristes, d’éléphants, de bêtes sauvages, mais pas de travailleurs migrants. Car c’est l’interface entre pays développés et pays sous-développés. Ici comme ailleurs, au Nigeria, en Côte d’Ivoire, au Cameroun, les migrants sont accusés de tous les maux qui accablent le pays. La législation, voire la constitution, les fragilise. En Afrique du Sud, la xénophobie permettait de souder les diverses communautés. Une autre cause de rejet résulte de l’inventivité des migrants, qui se sont lancés dans de petites activités informelles de commerce ou d’artisanat, que ne maîtrisent pas les Sud-Africains.

Les relations ville-campagne

L’autosuffisance alimentaire, c’est aujourd’hui la sécurité alimentaire assurée par les productions locales. Est-il logique que le Cameroun importe de l’igname et des bananes plantain, que le Nigeria, grand producteur d’huile de palme, en soit devenu importateur depuis l’essor du pétrole ? L’amélioration des conditions de vie des ruraux résulte des possibilités d’une agriculture commercialisée, source de revenus. Les citadins, chassés des villes par les crises, retournent au village, comme ces ingénieurs agricoles vus dans le film. Pour le moment et sans doute pendant encore longtemps, les zones rurales poursuivront leur expansion démographique, à l’instar des villes, et demanderont à se nourrir. Les villes ont parfois besoin de produits spécifiques et vont les chercher loin. C’est ainsi que les oignons consommés dans les grandes villes côtières du Nigeria sont cultivés au Niger et ceux qu’on trouve sur les marchés de Douala viennent du Tchad, en supportant les multiples contrôles routiers, plus ou moins officiels. A propos des pommes de terre camerounaises, il est dit qu’elles ont été adoptées dans la région sous mandat britannique, parce qu’elles y avaient trouvé des terres et un climat propices … et qu’elles rappelaient la Grande Bretagne.

Des inquiétudes à surveiller

J. Roch fait alors allusion aux acquisitions (achat ou location) dans certains pays, par de grandes sociétés privées, de vastes superficies pour des productions industrielles. Cette pratique, encore mal connue, rappelle les concessions coloniales et risque de concurrencer les cultures vivrières, si elle n’est pas contrôlée.

Il faut aussi renouveler les politiques agricoles, ou plutôt les ressusciter, profitant d’un renouveau d’intérêt annoncé l’an dernier par la Banque mondiale et auquel participe l’AFD.

G. Courade indique les domaines où elle devrait intervenir : la recherche agronomique, les formules de crédit adaptées au monde rural, l’extension de la mécanisation. Il faut aller au-delà de la culture attelée, très répandue en Afrique de l’Ouest, pendant la colonisation et qui a continué à s’étendre.

Autre inquiétude à surveiller, la concurrence potentielle des biocarburants, comme le jatropha ou d’autres, s’ils s’avéraient plus rémunérateurs que les cultures traditionnelles.

tl_files/ressources/lettres/122/bmp_livre_mamadou.jpgPlus positif enfin, la montée en puissance des organisations paysannes dans tous les pays. Elles jouent désormais un rôle grandissant sur le plan politique aux niveaux national et international. La CADE va d’ ailleurs prendre l’initiative, après les vacances, de valoriser le livre « Dieu n’est pas un paysan » de Mamadou Cissokho, animateur du Roppa, (Réseau des organisations paysannes et de producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest).

Robert Ginésy

Références

Intervenant :

Frédéric Giraut, agrégé des Universités de France, professeur en géographie politique à l’Université de Genève, spécialiste des questions de recompositions territoriales et de politiques publiques comparées dans différents contextes africains (Afrique du Sud, Niger, Maroc notamment) et européens.

Auteurs du film :

Jean Christophe Monferran, ingénieur, Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain. EHESS 105 Bd. Raspail 75006 Paris.
Emile Tchawé Hatcheu, géographe, docteur de l’Université de Paris I (Panthéon / Sorbonne) a participé à de nombreuses enquêtes sur les mutations de l’agriculture paysannes. En 1997, il a créé les Jeunes chercheurs associés pour le développement (JCAD), en partenariat avec l’IRD (Institut de recherche et de développement).

Quelques références :

  1. Giraut Frédéric, (éd) Le territoire est mort, Vive les territoires, Paris IRD, 2005, 384 pp
  2. Giraut Frédéric, Révélations et impasses d’une approche radicale de la mondialisation, Actuel, 18.07.2007 http://espacestemps.net/document2712.html
  3. Giraut Frédéric, (dir) Etude comparée des politiques d’aménagement du territoire et de développement régional dans les pays du Sud Paris DGCID, (Coll. Etudes), 2006, 133 pp.  http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/Pubb.pdf
  4. Hatcheu Emile Tchawé, Marchés et marchands de vivres à Douala, L’Harmattan, 2006, 190 pp.