Cycle : « Lieux et territoires de mobilisation des ressources futures »

5. « Les tensions politiques et sociétales en période de récession : la Côte d’Ivoire et le Kenya »

Présentation

Leaders politiques de la Côte d’Ivoire : 1) Félix Houphouët-Boigny, 2) Alassane Dramane Ouattara, 3) le Général Robert Guéï, 4) Laurent Gbagbo, 5) Henri Konan Bédié. © Francis Akindès
Leaders politiques de la Côte d’Ivoire : 1) Félix Houphouët-Boigny, 2) Alassane Dramane Ouattara, 3) le Général Robert Guéï, 4) Laurent Gbagbo, 5) Henri Konan Bédié. © Francis Akindès

Cette rencontre-débat traitera des tensions politiques et sociétales en période de récession dans deux pays africains, qui ont été récemment le théâtre de conflits meurtriers, interpellant la communauté internationale : la Côte d’Ivoire et le Kenya. Ces tensions nées de conflits dans le domaine foncier rural, sont liées au passage de la tradition à la modernité. Elles sont à l’origine de la mort de milliers d’individus et d’une situation économique difficile. Il s’agira, lors de ce débat, d’analyser les origines des tensions pour mieux appréhender le futur. Ce soir, deux intervenants s’exprimeront sur le sujet : Valérie Thorin, journaliste grand reporter pendant dix ans pour le journal « Jeune Afrique » et actuellement chez « Afrique/Asie » et Francis Akindès, professeur titulaire de sociologie du développement à l’université de Bouaké, maintenant à Abidjan, et titulaire de la chaire UNESCO des droits de la personne et la démocratie.

Conflits fonciers et identitaires en Côte d’Ivoire et Déni de démocratie au Kenya

Valérie Thorin © CADE
Valérie Thorin © CADE

Valérie Thorin nous fait partager son expérience de terrain, en précisant qu’elle adopte un point de vue neutre vis-à-vis des parties en présence et qu’en Côte d’Ivoire, elle a surtout travaillé dans le Nord à partir du Burkina-Faso de 2002 à 2005.

Dès le début des années 80, la Côte d’Ivoire est dans une période de récession économique. Le pays avait, en effet, bâti son économie sur la vente des matières premières : coton, café et cacao dont les prix étaient devenus extrêmement bas. Parallèlement, le plan d’ajustement structurel, en application à l’époque, n’a fait qu’aggraver la situation en diminuant les dépenses publiques, ce qui entraîna une dégradation des infrastructures et l’augmentation des impôts, alors même que l’inflation et le chômage pesaient déjà sur la population. Ce qu’on a appelé « la pluie de milliards » versée par le FMI et la Banque mondiale dans les années 90, à travers les crédits d’accompagnement, a plus été utilisée pour financer et soutenir la mauvaise gouvernance en place, que pour stabiliser l’économie. Par ailleurs, la corruption omniprésente en Côte d’Ivoire priva le pays de projets d’aide extérieure.

A la campagne de nombreux heurts éclataient à cause de la baisse constante des prix des matières premières et à propos des conflits fonciers liés à des dissensions d’origine communautaire entre Ivoiriens et étrangers. En 1998 la question foncière a largement investi le domaine politique. Le Parlement a voté une loi organisant le passage à la propriété privée des terres cultivées par les paysans, sauf s’ils étaient immigrés ou étrangers, en grande majorité Burkinabés. Il s’en est suivi une large opération de spoliation des terres et d’expulsion : le concept d’ivoirité émergea alors progressivement.

Ce contexte économiquement et socialement dégradé suscita une colère qui s’est exprimée en 1999 par le coup d’Etat du général Gueï, puis, en 2002, par une tentative de coup d’Etat qui divisera le pays en deux : Nord et Sud. Pour la première fois en Côte d’Ivoire, on assista à une instrumentalisation politique des différends communautaires préexistants et des conflits fonciers. Parallèlement les allers et retours entre droit civil et droit coutumier, l’un ou l’autre étant utilisé selon les avantages qu’il offrait, créait un climat délétère. Les communautés rurales résistaient à l’arbitraire de l’Etat en se référant au pouvoir coutumier, tandis que les compétences des chefs traditionnels ne cessaient d’être amputées par de nouvelles lois. Toutefois, si certains parlent légitimement d’une ethnicisation du politique en Côte d’Ivoire, la scission du pays ne repose ni sur une base ethnique, ni sur une base religieuse : musulmane au Nord, chrétienne au Sud. Guillaume Soro, l’actuel premier ministre, leader de la rébellion au Nord, est chrétien.

Le Nord s’organise : les activités agricoles se poursuivent et les camions transportant les produits exportés sont taxés au passage de la frontière, comme à la douane. Une économie informelle se développe, les petits potentats locaux y trouvant leur place. Le système économique est de plus en plus basé sur le troc, par manque d’argent liquide en circulation. En 2005, il n’était plus question de s’engager dans les rangs des rebelles pour obtenir justice, réparation et reconnaissance. Les enjeux (fonciers, de nationalité) ont dépassé les individus, chacun s’en remettant à ses leaders, notamment Guillaume Soro, qui a su occuper le terrain pendant cette période. Le retour d’un Etat unifié, après les accords de Ouagadougou, n’a pas été sans mal.

Déni de démocratie au Kenya

V. Thorin analyse ensuite le cas du Kenya où le calme est revenu en mars 2008, suite aux accords nationaux de réconciliation du 28 février 2008, fortement encouragés par la communauté internationale, l’Union africaine et l’ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan. Des réformes profondes, dans les domaines institutionnel, économique et social, ont été instaurées. Le bilan humain du conflit s’élevait à quelques 1.300 morts et 500.000 déplacés, alors même que le Kenya apparaissait comme un îlot de stabilité et de prospérité économique dans la corne de l’Afrique. Pour retrouver les origines du conflit, il faut remonter aux élections de 2002 où les Kenyans avaient cru voter contre un gouvernement dictatorial, pour la fin des inégalités, de la violence politique, de la corruption et du népotisme. La coalition Arc-enciel avait, en effet, promis l’élaboration d’une nouvelle constitution, mais les fraudes électorales ont confirmé à une population déçue que le pouvoir était confisqué par une élite privilégiée insouciante des doléances populaires.

Il faut savoir que le Kenya, comme de nombreux pays d’Afrique, dispose d’un terreau fertile propice à l’éclatement de tels conflits : un antagonisme ancien et irréductible qui oppose les communautés culturelles entre elles. Cette rivalité s’est manifestée dans la vallée du Rift partagée entre les cultivateurs sédentaires installés depuis l’indépendance (les Kikuyu), aujourd- ’hui représentant 20 à 30 % de la population totale, et les pasteurs (les Kalenjin et les Massaï dans le pays depuis toujours) : environ 11 % de la population. A leurs côtés se rangent alternativement les Luo (13 %) et les Luhya (14 %) selon des alliances objectives. Pour torpiller le multipartisme, qui avait dû être accepté sous la pression internationale dans les années 90, le pouvoir a adopté une véritable stratégie de pourrissement des différends fonciers entre communautés, dans un pays où les terres arables ne représentent que 4 % de la superficie totale.

Lors des élections de 2008, Raila Odinga était largement en tête dans les sondages, ayant fait sa campagne sur la lutte contre la corruption, l’aide aux investissement privés pour combattre le chômage, le respect des minorités. Alors que les premiers résultats partiels lui donnaient 1 million de voix d’avance sur 8 millions d’électeurs, il a été battu de 200.000 voix par son adversaire, le président Kibaki C’est la conséquence d’une technique, employée aussi ailleurs, dite d’inversion des résultats. En réaction Raila Odinga lança sa communauté Luo contre les Kikuyu. Après des heurts violents et meurtriers, sans qu’il n’y ait jamais eu le génocide dont on a parlé, la formation d’un gouvernement d’union nationale largement majoritaire (Kikuyu, Kalenjin, Massaï) a finalement apaisé les tensions, sans résoudre les problèmes. Ayant gagné un peu de visibilité en refusant de participer au gouvernement en place, Raila Odinga fut très critiqué par la communauté internationale et l’Union Africaine, comme refusant la démocratie dans un pays géostratégiquement important pour la stabilité du continent. Il accepta finalement le poste de Premier Ministre.

En conclusion V. Thorin constate que la société kenyane reste minée par des démons communautaires, facilement instrumentalisés. Mais ce genre de manipulation électorale nous éloigne de l’exercice de la démocratie. Pour elle en effet, la meilleure solution pour conquérir le pouvoir est de se ranger derrière des institutions, même imparfaites, qui par nature garantissent la stabilité politique et l’exercice du pluralisme dans un pays. Si les principes démocratiques avaient été respectés au Kenya, les élections auraient même pu aboutir à l’alternance politique et, dans tous les cas, auraient évité un bilan humain et économique lourd.

L’Houphouëtisme et Les inégalités horizontales

Francis Akindès © CADE
Francis Akindès © CADE

Francis Akindès intervient ensuite. La trajectoire de la Côte d’Ivoire a été marquée par une longue période de prospérité et de stabilité politique, au cours de laquelle elle a fait figure de leader dans la région. Elle fait « feu de tout bois » après l’indépendance : un taux de croissance économique de 7 % dans les années 70, des infrastructures socioéconomiques modernes, une qualité de vie d’une large classe moyenne au-dessus de la moyenne sousrégionale, malgré les inégalités structurelles. C’était en fait une reconduction de la politique d’aménagement coloniale du territoire, plutôt favorable à l’immigration de la main-d’oeuvre, professionnelle et intellectuelle, africaine et française et des capitaux. Pourtant, à la fin des années 80 le slogan de développement « La Côte d’Ivoire moderne et modèle » a été remis en cause.

L’époque de prospérité de la Côte d’Ivoire était basée sur une ingénierie politique particulière qu’on peut appeler « Houphouëtisme ».
Celle-ci comprenait :

  1. une politique volontariste et centralisée d’ouverture sur l’extérieur ;
  2. la philosophie dite « du grilleur d’arachide » (il en goûte un peu), qui implique la légitimation de la prévarication, en vue de créer une classe de possédants, qui apporteraient plus tard des investissements nationaux ;
  3. une gestion paternaliste de la diversité sociale, qui hiérarchisait le pouvoir et la société suivant des lignes ethniques en privilégiant le schéma Akan, ethnie du président, au détriment des autres.

Tout ce dispositif entre en crise dans les années 80. La chute des recettes fiscales, conjuguée à la détérioration des termes de l’échange et à la crise de l’endettement, ont obligé la Côte d’Ivoire à recourir aux politiques d’ajustement structurel préconisées par les institutions de Bretton Woods. En même temps, François Mitterrand a demandé aux États africains de se démocratiser. Ces deux facteurs ont révélé l’usure de l’Houphouëtisme. Enfin, la mort en 1993 de Houphouët- Boigny, l’« architecte politique », a marqué la fin d’une ère, ses successeurs ne sachant pas gérer le modèle politique mis en place.

Après 1993 la géographie du pouvoir devient intéressante. Le Président, détenteur du pouvoir politique était Akan, de même que le président de l’Assemblée Nationale ; le poste de Premier Ministre, non prévu dans la constitution, était accordé à un membre des Gour dans le Nord ; le principal leader de l’opposition, quant à lui, était Kru, une de ces ethnies disqualifiées par le pouvoir.

Les inégalités horizontales

Juste avant la mort de Félix Houphouët- Boigny, de 1990 à 1993, les manifestations générées par les plans d’ajustement structurel avaient été contenues par la force. Puis après 1993, sous Bédié, la police s’opposa violemment à ceux qui résistaient à l’ethno - nationalisme, tandis que l’ « ivoirité » se conceptualisait. Il s’agissait de ne laisser accéder au pouvoir politique et économique que ceux qui en étaient dignes, en fait les Akan, et d’éviter l’arrivée d’étrangers dans l’économie. C’est la préférence nationale et même ethnique. En 1999, un coup d’État empêche Konan Bédié de finir son mandat et le général Guéï, de l’ethnie Mandé, s’installe au pouvoir. Sous son administration, la Constitution a été révisée pour préciser les conditions imposées aux candidats aux postes politiques : être ivoiriens soit de père et de mère, soit de père ou de mère. Le principal concurrent, à éliminer, Alassane Ouattara étant censé être fils d’immigré, le général Guéï a fait la promotion du « et ». Ce conflit, ajouté aux tensions foncières (la main d’oeuvre dans le secteur agricole étant burkinabé), a mis la société ivoirienne en ébullition à propos des préférences nationales. Il fallait protéger un pays qui comptait 26 % d’étrangers. Ensuite le coup d’État de 2002 apparaît comme une « thérapie de l’ivoirité », de l’exclusion. Pour les gens du Nord, plus menacés que d’autres, « trop c’est trop ». Et pourtant cette région défavorisée par la nature bénéficiait de mesures compensatoires. Il s’agissait d’une remise en cause des acquis d’un modèle qu’il fallait réinventer. Après quarante ans d’expérience de la construction d’une nation, il y avait donc un retour du primat du politique sur l’économique et la réinvention d’un ordre politique basé sur une demande politique, pour une correction des inégalités horizontales. Toutes les communautés ne se sentaient pas participer également à la répartition des ressources politiques, économiques, sociales et culturelles. La volonté de renverser cette inégalité est devenue source de violences politiques en 1993, 1995, 2000 et allant, en 2002, jusqu’au conflit armé meurtrier à caractère ethnique prononcé.

Alors qu’aucun texte ni coutume orale ne parle d’exclusion, le sentiment d’être exclu des faveurs de l’État est lié aux fondements de la société ivoirienne. L’ingénierie politique est calquée sur les identités ethniques justifiant des opportunités inégales d’accès aux espaces de pouvoir. Les communautés s’organisent ; elles s’identifient à un homme, soit pour accéder au pouvoir, soit pour le conserver. On remarquera qu’au Nord comme au Sud, les mouvements politiques se disent « patriotes ».

Cette sociologie des inégalités horizontales permet de questionner la « gouvernementalité » en Côte d’Ivoire et d’analyser les préjugés ethniques comme un savoir commun et une ressource politique. L’État est alors perçu comme une entreprise, qui ouvre, pour la communauté en place, l’accès aux ressources et au profit. De ce fait, la démocratisation devient une nouvelle opportunité, pour chaque communauté, d’accéder au pouvoir.

L’histoire de la Côte d’Ivoire c’est le résultat de l’action d’un visionnaire, un homme charismatique, qui a mené le pays à la prospérité. Mais la gouvernance centralisée à l’ivoirienne, qui a produit des résultats en termes de croissance, n’a pas résisté aux situations de crise économique. La Côte d’Ivoire doit maintenant procéder à la « réinvention d’elle –même ».

Le Débat

Carte du Kenya
Carte du Kenya

Jean Louis Domergue, modérateur de la réunion, a rencontré des Kenyans. Ils font preuve d’une vraie volonté de démocratie. Il y a conscientisation du politique, c’est pourquoi la fraude électorale de 2002 a fait scandale. Il pose la première question.

Comment peut-on sortir de cette ethnisation politique, qui est une base du gouvernement depuis la fin de l’époque coloniale ? Quels sont les acteurs de la société civile qui peuvent y contribuer ?

Pour V. Thorin, il est préférable de se reposer sur un système plutôt que sur des hommes. En effet, aussi providentiel que soit un homme, son action, à travers ses valeurs, ne sera jamais aussi puissante que celle des institutions. C’est pourquoi il faut renforcer les institutions et permettre ainsi l’alternance politique et la possibilité de se séparer du vote ethnique pour orienter son choix selon un programme, des compétences, une expérience et des solutions proposées par un candidat.

En Côte d’Ivoire, l’une des causes du conflit concerne le foncier et les difficultés dues à la présence de populations d’origine étrangère. Quel est le poids relatif de cet élément dans le conflit ?

F. Akindès rappelle qu’en période de prospérité l’ouverture vers l’extérieur avait favorisé l’entrée de populations burkinabées, les jeunes trouvant dans les villes des opportunités d’emploi. Avec la crise économique ces populations ont posé problème, car lorsque les jeunes, déçus par la ville, reviennent dans les campagnes, ils constatent la rareté des terres disponibles à cause de la présence des étrangers. Se pose alors la question politique de l’accès au pouvoir, et même de la survie. La tension naît avec les parents, qui ont cédé ces terres en oubliant leurs enfants et avec les Burkinabés et autres « étrangers » (même ivoiriens d’ailleurs) qui les occupent. Le foncier est donc devenu un élément sensible et politiquement stratégique, le moindre incident entraînant des réactions brutales.

On demande à V. Thorin de préciser ce qu’elle entend par « les difficultés à faire revenir l’Etat dans le nord de la Côte d’Ivoire ».

Lors de son passage en 2005, elle a constaté une sorte d’autonomie économique de cette région. Les paysans travaillaient, vendaient leurs cultures. Une économie informelle s’installait. Le nord de la Côte d’Ivoire bénéficiait, en effet, d’un statut particulier : il ne payait pas d’impôt, les réglementations n’y étaient pas respectées et la justice était expéditive. A l’époque il ne paraissait pas simple d’ôter le pouvoir des mains des petits potentats locaux qui s’étaient organisés, pour y restaurer l’autorité de l’Etat.

Interrogé sur le rôle des entreprises occidentales dans le conflit en Côte d’Ivoire, F. Akindès rapporte ce que disaient les partisans du pouvoir. Ils affirmaient, par exemple, que la rébellion avait été armée par des entreprises françaises pour se protéger de la concurrence chinoise, qui risquait de découler des négociations en cours. On a pu entendre également que certaines entreprises américaines du cacao auraient financé le conflit armé pour faire grimper les cours du cacao en bourse.

Les cercles de solidarité actuellement à base ethnique et en difficulté pourraient-ils-ils s’étendre à la nation ?

Ce serait la sécurité sociale, dit V. Thorin. Pour F. Akindès cette crise remonte à 1990, lorsque avec les plans d’ajustement structurel, on a eu moins d’Etat alors qu’il en aurait fallu plus. Réduite aux seuls individus cette obligation pèse toute entière sur les quelques uns qui ont réussi. Les religions interviennent et proposent des illusions. Avec la monétarisation de l’agriculture, la solidarité traditionnelle est devenue virtuelle. Il faudrait des innovations.

Enfin, une dernière question concerne l’exercice de la démocratie.

Du fait de ses nombreuses expériences électorales en Afrique, V. Thorin est convaincue des bienfaits du système démocratique. Pour elle, il est parfaitement adapté au continent africain ; ce n’est ni une importation occidentale, ni une question de maturité. Aujourd’hui les gens veulent exercer directement un pouvoir de décision sur le choix de leur gouvernement, à travers des élections modernes et respectées. La prise du pouvoir par la violence à travers un coup d’Etat ne constitue en rien une solution à long terme. Les hommes politiques qu’elle a rencontrés sont, toutefois, moins formels. Mais c’est ce que pense la société civile, qui selon elle, fait marcher le pays et non pas la classe politique.

Louise Brun, Marco Negréte Jimenez,
Etudiants à Sciences Po

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NDLR : en ce qui concerne les noms d’ethnies, le conférencier a utilisé les noms « savants » des groupes ethniques, pour ceux qui connaîtraient la Côte d’Ivoire et seulement les appellations vernaculaires : au groupe Akan appartiennent les Baoulé (Houphouët-Boigny, Konan Bédié), au groupe Kru, les Bétés (Laurent Gagbo), au groupe Gour, les Sénoufo (Guillaume Soro).

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Information : vous pouvez écouter sur RFI, l’interview de Jérôme Lafargue, chercheur de l'IFRA (Institut Français de Recherche en Afrique) à Nairobi, sur la situation politique au Kenya. http://www.rfi.fr/radiofr/emissions/109/accueil_514.asp