Cycle: L'Afrique des mutations silencieuses

5. L'Afrique de l'inventivité

Sommaire

Présentation

L'Afrique subsaharienne est souvent décrite par les afro-pessimistes comme peu inventive et opposée à l'innovation technologique. Et pourtant, les paysans africains n'ont-ils pas trouvé des parades à leurs problèmes de conservation de la fertilité des sols mais aussi au peuplement dense de certains territoires en intensifiant leur mode d'exploitation agricole sans engrais chimiques ? La « débrouillardise » et l'informel urbains ne recèlent- ils pas des formes d'inventivité ? Les systèmes technologiques locaux ou importés requièrent des formes sociales adaptées, une culture scientifique spécifique pour qu'ils soient adoptés : l'Afrique subsaharienne ne l'at- elle pas fait et n'est-elle pas en mesure de le faire ? Le transfert de technologie ne peut réussir que si la technique exportée peut être intégrée dans un système technique déjà présent et si la population receveuse possède les savoir-faire nécessaires pour s'approprier cette nouvelle technique : références technologiques pour l'entretien, culture scientifique pour en saisir les implications. Il faut aussi que l'invention soit acceptée socialement. Ces trois conditions fondamentales sont complémentaires. Et la mise en oeuvre d’une inventivité sociale propre doit répondre aux besoins de développement : organisations et regroupements rendant possible la gestion de biens collectifs. Ainsi, la question de l'inventivité soulève de nombreuses questions pour la promotion d'un développement durable.

Organisée et animée par Georges Courade, géographe, cette rencontre-débat verra cinq intervenants s’efforcer de balayer ces questions en tant que chercheur, militant ou développeur, proches ou éloignés du terrain, du point de vue des sciences sociales ou à partir de technologies mises au point localement ou en Europe. Se succéderont ainsi Paul Vermande, professeur émérite à l'INSA de Lyon, Athanase Bopda, géographe, chercheur à l'Institut National de Cartographie du Cameroun, Annick Sezibera, médecin, représentant légal de la Confédération des Associations des producteurs Agricoles pour le Développement (CAPAD), Paul Deroubaix, président de l'association SOC International et Nicolas Monteillet, anthropologue, chargé de cours à l'Université Paris VIII.

L'inventivité technologique pour un développement durable

Paul Vermande met au centre de son exposé la technologie et la durabilité du développement en citant Ignacy Sachs. Selon ce dernier, le développement implique une double solidarité sociale et intergénérationnelle car il permet à des gens d’avoir du travail et d’accéder à un certain nombre de facilités et parce qu’il se fait en pensant aux générations futures. Et si le progrès technique n’entraîne pas nécessairement le développement, il est impossible de construire des projets de développement sans faire du progrès technique un levier important. Et ces possibilités de progrès sont aussi présentes en Afrique subsaharienne que dans les autres régions du monde. Ainsi, plusieurs découvertes importantes ont été faites à l’École Polytechnique de Yaoundé par des équipes francocamerounaises, entre 1989 et 1995 ; brevet sur l’élasticité de l’aluminium, mise en terre des transformateurs et fabrication d’antennes paraboliques, système de séchage solaire utilisé principalement pour le bois, briques de terre stabilisée, etc.
Paul Vermande explique ensuite ce qui a été fait, à l’initiative de deux étudiants, pour le traitement des déchets urbains et le compostage de la matière organique contenue dans ces déchets. Faisant le lien entre un cours sur la gestion et le traitement des déchets et la réalité dans laquelle ils vivaient, ces deux étudiants ont lancé un projet d’assainissement du quartier autour de leur cité universitaire. Cette démarche, associant population et chercheurs, fut un véritable succès qui fut imité ailleurs en Afrique subsaharienne. La qualité du partenariat triangulaire entre chercheurs, communauté urbaine de Yaoundé et société privée explique ce succès. Et il conclut en donnant les cinq conditions de l’inventivité : l’acquisition d’un savoir-faire solide, l’accès à un matériel scientifique moderne dans une structure pérenne, une masse critique suffisante de chercheurs, techniciens et personnels d’appui, une liaison avec des acteurs socioéconomiques et une bonne gouvernance de l’établissement générant des financements suffisants à long terme.
Pour lui, deux établissements portent de nombreux espoirs en matière d’inventivité : l’IIE (Institut international pour l’eau et l’environnement) de Ouagadougou et la ZFU (Zone franche universitaire) que constitue en réalité l’École Polytechnique de Yaoundé en voie d’internationalisation. Il insiste in fine sur l’indispensable recours à la technologie dans les programmes de développement en Afrique subsaharienne trop souvent minorée.

Saisir des opportunités pour recoudre le spatial et le social

Pour Athanase Bopda, un autre facteur essentiel fait particulièrement défaut en Afrique : l’ingénierie sociale qui désigne la capacité à maintenir des relations et dispositifs de négociation sociale sur lesquels repose la confiance. Il aborde l’« inventivité des gens d’en bas » à travers l’exemple des motos-taxis à Yaoundé. Ce type de transport a émergé subitement dans un contexte de crise des transports publics et avec l’explosion démographique. En moins d’un siècle, la population de la ville de Yaoundé est passée de quelques milliers d’habitants à presque deux millions aujourd’hui. Cela a entraîné une expansion spatiale spectaculaire, l’agglomération s’étendant aujourd’hui sur plus de 160 km². Une société de transports urbains a participé à l’expansion spatiale de la ville, où ont rapidement émergé quatre auréoles de circulation. En 1983, le réseau de transport compte 12 lignes reliant périphéries et centre, où se concentrent toutes les activités. Avec la crise économique et l’augmentation du chômage en 1993, la société de transports disparaît. Dès lors, la marche à pied devient un moyen de se déplacer. Quelques jeunes désoeuvrés vont inventer le concept de moto-taxi pour répondre à la demande des « deux-chevaux » (nom donné aux Yaoundéens se déplaçant à pied). Solution pour avoir un emploi, les motos-taxis, moitié moins chers que les taxis traditionnels, se multiplient et permettent de désenclaver les zones reculées. Le marché se développe et prend de l’ampleur. Les motos-taxis pourront-ils toutefois recoudre le tissu social ?

L'inventivité militante pour sortir de la guerre civile

Annick Sezibera raconte son expérience de militante au Burundi, petit pays très agricole de 1.934 km² et sept millions d’habitants dont la moitié sont des jeunes de moins de 15 ans. Médecin de formation, Annick Sezibera a décidé de renoncer à l’exercice de son métier pour s’investir dans le mouvement paysan. En 2000, elle a créé avec 25 autres Burundais un collectif, la Confédération des Associations de producteurs Agricoles pour le Développement (CAPAD) qui regroupe aujourd’hui 146.810 membres. L’objectif du collectif n’était pas de développer l’agriculture mais de réconcilier Tutsi et Hutu, qui s’affrontent depuis 14 Annick Sezibera raconte son expérience de militante au Burundi, petit pays très agricole de 1.934 km² et sept millions d’habitants dont la moitié sont des jeunes de moins de 15 ans. Médecin de formation, Annick Sezibera a décidé de renoncer à l’exercice de son métier pour s’investir dans le mouvement paysan. En 2000, elle a créé avec 25 autres Burundais un collectif, la Confédération des Associations de producteurs Agricoles pour le Développement (CAPAD) qui regroupe aujourd’hui 146.810 membres. L’objectif du collectif n’était pas de développer l’agriculture mais de réconcilier Tutsi et Hutu, qui s’affrontent depuis 14 ans, grâce à une activité commune. Des champs exploités en commun permettent au collectif de diffuser des messages de réconciliation et de mettre en place une cohabitation pacifique. Semences et cheptel obtenus grâce à l’appui international profitent à l’ensemble de la communauté. L’organisation ne donne pas de vaches laitières. Dans un pays où l’insécurité alimentaire est criante, les familles n’ont en effet pas les moyens d’entretenir de vaches laitières qui mangent de trois à cinq kilos de céréales par jour. Adaptation des projets de développement et implication des bénéficiaires sont essentiels au succès du projet pour des raisons écologiques, technologiques et culturelles. C’est pourquoi un travail d’éducation et d’alphabétisation est nécessaire pour impliquer les femmes dans le processus de développement. Selon elle, « sans paix, il n’y a pas de pain et inversement, sans pain, il ne peut y avoir de paix ».

la révolution aéroportée de la pomme de terre

Paul Deroubaix intervient en tant que président-fondateur de l’association SOC International (Sciences Outils Culture) spécialisée dans le développement de mini-tubercules de pommes de terre distribués par le réseau des Lion’s Clubs en Afrique. Pour faire face aux crises alimentaires, le SOC International a lancé la culture in vitro de microtubercules de pommes de terre envoyés ensuite par avion en Afrique pour y être cultivés. Très recherchée dans les pays subsahariens, la pomme de terre est considérée comme un aliment noble qui apporte une diversification alimentaire. Elle se cultive et se conserve facilement. Les micro-tubercules sont exempts de bactéries et de champignons et peuvent être fabriqués en grande quantité en Europe ou localement.

Des travaux importants ont été effectués au Mali pendant 10 ans pour rendre la méthode de fabrication in vitro opérationnelle. Un laboratoire de culture a été ainsi aménagé à l’Institut polytechnique rural au Mali permettant de produire les micro-tubercules sur place. Et Paul Deroubaix espère que par le biais des unités pilotes de production, on arrivera à diffuser cette culture dans tout le Sahel. Comme l’année 2008 est celle de la pomme de terre pour les Nations- Unies, il pense que l’Afrique subsaharienne va amorcer ainsi le rattrapage de son retard (consommation réduite).

L’action de la SOC International repose sur le partenariat avec les populations locales par le biais des intermédiaires locaux. Ce que l’on sait, c’est que les laboratoires sur place sont composés de scientifiques nationaux très compétents. Le seul objectif de l’association est la transmission d’un savoirfaire.

Des gisements d'inventivité thérapeutiques

Nicolas Monteillet aborde l’inventivité dans le domaine thérapeutique à travers l’exemple du Sud du Cameroun. Sur dix malades camerounais, moins de trois ont accès à un hôpital et l’accessibilité aux médicaments est extrêmement limitée. De ce fait, le recours à une pharmacie informelle est fréquent mais les produits achetés sont souvent contrefaits ou inappropriés et le recours aux tradipraticiens reste mal maîtrisé en milieu urbain. Il y a donc un intérêt évident à soutenir la recherche dans le domaine de la pharmacopée médicinale locale, encore peu développée. L’OUA a encouragé le développement de structures de recherche dans ce domaine, et quelques rares pays comme le Nigeria se sont lancés dans des travaux de recherche sur les plantes utilisées dans la médecine traditionnelle, notamment au Sud du Cameroun. Les recherches pharmacologiques et sociales commencées en 2000 à l’université d’Ife (Nigeria) ont confirmé l’efficacité thérapeutique d’un certain nombre de plantes utilisées pour traiter les crises de paludisme infantile, soigner les blessures ou traiter l’asthme. Ceci permet d’espérer l’émergence d’une industrie pharmacologique africaine plus autonome à l’égard de l’Occident.

Le Débat 108

A une première question sur les projets d’usine de recyclage de matériel informatique en Afrique sub-saharienne, Athanase Bopda précise qu’à l’heure actuelle (arrivée de matériel de deuxième main), aucune réponse satisfaisante n’a été donnée au Cameroun. Paul Vermande ajoute que le recyclage, tel qu’il est pratiqué en Inde, a des effets néfastes sur l’environnement et la santé des travailleurs, si bien qu’il est important d’assurer une bonne maintenance, notamment préventive.

Sont ensuite abordées les questions de la division des tâches au niveau international et de l’échange inégal. Paul Vermande estime que les pays africains qui ont été longtemps considérés comme des fournisseurs de matières premières se sont maintenus, de manière volontaire ou non, dans une dépendance technologique, même s’ils commencent à modifier leur comportement. Les gouvernements des pays africains ont souvent eu pour objectif économique l’augmentation des exportations au lieu d’avoir une vision à long terme du développement qui nécessite la maîtrise des technologies. L’espoir pourrait néanmoins venir des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) que la jeunesse africaine semble maîtriser facilement.

Dans le domaine de la pharmacologie, l’absence de recherche sur le médicament favorise la dépendance de l’industrie pharmaceutique internationale. Au Cameroun, les médicaments internationaux ne couvrent qu’un tiers des besoins des malades. Les politiques de santé publique ont tendance à ne pas prendre en compte la santé des laissés pour compte qui se soignent avec des plantes médicinales. L’exemple du Nigeria, qui a soutenu des équipes de chercheurs, montre qu’une politique de santé publique à long terme permet de faire des découvertes scientifiques et des avancées sur le plan de la santé publique. Annick Sezibera confirme que la majorité des Burundais ne sont pas soignés à l’hôpital, mais chez le guérisseur qui a recours à des plantes médicinales aux vertus thérapeutiques peu valorisées. Athanase Bopda ajoute que les tentatives de valorisation des plantes médicinales émergent toujours à la marge. Des diplômés de biologie ou de médecine sont obligés, par manque d’emploi, de se tourner vers les savoirs traditionnels et de vivre de la vente de plantes médicinales dont ils découvrent les vertus thérapeutiques. Ces initiatives gagneraient à être soutenues par une institution promotrice.

Paul Deroubaix est ensuite interrogé sur l’utilisation d’engrais et de pesticides et le recours à l’irrigation pour les microtubercules.
La culture de la pomme de terre nécessitant de l’eau en assez grande abondance, l’irrigation est nécessaire. L’endroit de prédilection pour leur culture se situe dans les bas-fonds des vallées inondées après les pluies de juillet-août, car l’eau qui s’y trouve est disponible. Ce type d’irrigation est rapide, homogène et économique. Engrais et pesticides sont utilisés le moins possible, dans un souci de préservation des sols et de l’environnement. La qualité sanitaire des produits (micro-plantules) obtenus in vitro en laboratoire permet de faire plusieurs plantations successives et de diminuer les besoins en produits chimiques. Interrogé sur l’intérêt des cultivateurs pour cette nouvelle technique et leur part d’action sur le terrain, Paul Deroubaix précise que le lien entre le laboratoire et les cultivateurs est assuré par des unités pilotes de production constituées de cultivateurs encadrés par des responsables (techniciens ou agronomes) formés. Ces unités font un travail considérable pour changer les habitudes du monde paysan. Les cultivateurs, souvent réticents au départ, sont convaincus lorsqu’ils constatent les résultats. Les femmes notamment sont très intéressées par cette technique novatrice, la vente des pommes de terre cultivées en maraîchage, sur des surfaces plus petites, leur permettant d’acquérir quelques ressources personnelles. Sur ce point, Athanase Bopda fait remarquer que l’argent gagné par les femmes grâce à leur propre production de pommes de terres est un vecteur d’indépendance. Or si le recours aux micro-plantules permet aux femmes d’échapper à la domination des hommes, elle bouleverse l’organisation de la société si bien qu’une forte résistance sociale peut faire obstacle à la diffusion de ces nouvelles techniques.

Comment intégrer les femmes, principales actrices de la production agricole en Afrique subsaharienne, dans un processus d’innovation ?

Annick Sezibera précise qu’après la création de son collectif toutes les décisions étaient prises par les hommes, alors que plus de 80 % des membres étaient des femmes. La présence de tous les membres du ménage à chaque réunion et la création de quotas de femmes visant à rétablir la parité au sein des organes de décision ont permis leur implication dans le processus de décision. Et l’alphabétisation a renforcé l’autonomie et les responsabilités des femmes. Échanges inter-communes et constat des résultats obtenus ont largement contribué à l’obtention d’un consensus et à la poursuite de l’action malgré les points de divergences.

La dernière question porte sur le développement des énergies renouvelables et des techniques de construction.
Paul Vermande indique que les constructions en briques de terre stabilisée se développent, parce qu’elles permettent de conserver la fraîcheur dans les habitations et de faire des économies d’énergie, l’usage de la climatisation étant inutile. Le principal obstacle à la diffusion de ce procédé de construction est social. Le béton a longtemps était considéré comme un symbole de modernité si bien que les constructions en brique n’ont pu être diffusées à large échelle qu’après avoir été adoptées par les classes supérieures. ■
Sophie Rech et Katharina Tancke,
étudiantes à Sciences Po.

BIBLIOGRAPHIE 108

Ouvrage général – Relation entre culture et développement :
Mahamoudou Ouédraogo, Culture et développement en Afrique, Paris : l’Harmattan, 2000.

Sur les organisations collectives et la démocratie (inventivité paysanne et sociale) :

J.P. Jacob et Ph. Lavigne Delville (dir.), Les associations paysannes en Afrique : organisations et dynamiques, Paris : Karthala, 1994. (Textes issus des Journées de l’Association euroafricaine pour l’anthropologie du changement social et du développement, Montpellier, octobre 1992)
D. Compagnon et Fr. Constantin (dir.), Administrer l’environnement en Afrique. Gestion communautaire, conservation et développement durable, Paris : Karthala, 2000.
L. Favreau et A.Salam Fall (dir.), L’Afrique qui se refait : initiatives socio-économiques des communautés et développement en Afrique, PUF, 2007.

Sur l’inventivité urbaine (secteur informel, habitat, traitement des déchets) :
A. Bopda, Yaoundé et le défi camerounais de l’intégration. A quoi sert une capitale d’Afrique tropicale ?, Paris : CNRS Editions, 2003.
P. Vermande, L’impact du secteur informel dans la production de l’habitat au Cameroun, Cahiers des Sciences Humaines, vol. 31 n°4, 1995, p.883.
E. Ngikam, P. Vermande, E. Tanawa, J. Wethé, Une démarche pour la maîtrise de la gestion des déchets solides au Cameroun, Revue Déchets Sciences et Techniques n° 5, 1er trimestre 1997.
E. Ngikam, P. Rousseaux et P. Vermande, Traitement des déchets urbains : une unité de compostage des ordures ménagères dans un quartier d'habitat spontané à Yaoundé, Montpellier : Cahiers Agricultures de l'AUPELF-UREF, 1993.
E. Ngnikam, J. Wethe, P. Vermande, Une méthode d'évaluation de la production des déchets dans les marchés des villes africaines : l'exemple de Douala et de Yaoundé au Cameroun, Dakar : Bulletin africain du RABEDE. n° 5, décembre 1995, pp. 11-17.

Publications disponibles sur des sites internet:
Coup d’oeil sur l’approche allemande : GTZ: http://www.gtz.de/en/ publikationen/22197.htm
Quelques publications récentes de la catégorie « Rural development » (Les documents PDF peuvent être téléchargés.) :
Jaetzold Ralph, Schmidt Helmut, Hornetz Berthold, Shisanya Chris Farm Management Handbook of Kenya. Volume II: Natural conditions and farm management information. Part A: West Kenya. Subpart A1: Western Province,
2007
Sustainable Agriculture. A pathway out of poverty for East Africa's rural poor. Examples from Kenya and Tanzania. Sustainable Agriculture Information Network (Sustainet), 2006
Braun Paul-Mathias, Bosotti Lucie, Hofer Joachim: GTZ - Services for rural development. Topic in focus: Quality management. Knowledge Systems in Rural Areas, 2007
Paulus Iris : L'approche presta tion de services dans le développement rural. Etude comparative des expériences des programmes de la coopération technique allemande en Afrique de l'Ouest, en Afrique centrale et à Madagascar, 2007
Cadre conceptuel pour la prestation de services en milieu rural en Afrique francophone, 2007
DED: http://www.ded.de/cipp/ded/custom/pub/ content,lang,1/oid,123/ticket,g_u_e_s_t/~/ Publikationen.html
German Development Institute / Deutsches Institut für Entwicklungspolitik (DIE):
http://www.diegdi. de/die_homepage.nsf/FSStartE?OpenFrameset
Neubert, Susanne et al. Poverty oriented irrigation policy in Kenya: Empirical results and suggestions for reform, 2007
Müller, Inga Perspectives for Germany's Scientific-Technological Cooperation with Subsaharan Africa, 2007

Les sites du CRDI et d’Enda Tiers Monde sont riches en ouvrages sur le développement :
www.idcr.ca
Voir : « une science terre à terre » ou « cultiver de meilleures villes »
www.enda.sn
« Villes du Sud - et pourtant elles fonctionnent » « Le terroir école - recherche paysanne collective pour la lutte contre la pauvreté », 210 pages, série Etudes et Recherches, n° 228-229
« Une Afrique s’invente - recherches populaires et apprentissages de la démocratie », 321 pages, coédition Enda Graf Sahel et Editions Karthala

Egalement
Université de Wageningen (Pays-Bas)
http:// www.alterra.wur.nl/UK/research/research+themes/ Rural+development/default.htm
Europa.int
Par exemple:
http://europa.eu/scadplus/leg/fr/ s05032.htm http://ec.europa.eu/commission_barroso/president/ pdf/article_g8_fr.pdf
Article de José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne : L’Afrique : réponse et responsabilité
http://europa.eu/scadplus/leg/fr/lvb/r12540.htm
Stratégie de l'UE pour l'Afrique