Cycle "l'Afrique des mutations silencieuses"

3. l'Afrique des migrations internes et de l'urbanisation

Sommaire

Présentation des intervenants

Ce troisième volet du cycle « l’Afrique des mutations silencieuses » aborde la question des migrations internes des populations africaines, que ce soit entre pays, à l’échelle infra-continentale ou régionale, ou à l’intérieur des pays, avec en particulier l’exode rural vers les villes et les capitales. Pour aborder cette problématique, la Cade a fait appel à Jean-Marie Cour, ingénieur général des ponts et chaussées, démographe et économiste, à Athanase Bopda, géographe, chercheur à l’Institut National de Cartographie de Yaoundé et professeur invité de l’UFR de géographie de Paris I et Paris VII et à Christian Taupiac, expert en développement, spécialiste des questions d’intégration régionale et ancien conseiller spécial du président de la CEDEAO, en charge de la prospective.

Michel Levante a assuré l’animation de cette rencontre-débat préparée par Jean-Louis Domergue.

Le phénomène des migrations internes sur le continent même est, comme le souligne l’animateur en début de rencontre, un phénomène dont on parle peu, contrairement aux mouvements de populations hors du continent, vers le Nord ; c’est néanmoins un phénomène important qui s’inscrit dans le cadre des mutations silencieuses du continent.

Jean-Marie Cour

Pour Jean-Marie Cour la question de la migration et de l’urbanisation a besoin d’un cadre conceptuel adapté avec un horizon temporel compatible et une perspective de longue durée vers le passé et le futur. L’échelle spatiale est aussi d’une grande importance. Il faut prendre en compte les différents types de migrations au sein de l’Afrique, la migration dans les zones homogènes, la migration de l’intérieur vers les côtes et vers les « ruches » (régions urbano-centrées à haute intensité d’échanges et de services). Ce cadre conceptuel cherche à remplacer les modèles de l’économie du développement utilisés par le FMI, la Banque mondiale, etc. Ces modèles doivent être abandonnés car ils ne prennent pas en compte les populations et les espaces qui sont pourtant des facteurs incontournables pour comprendre les phénomènes migratoires et l’urbanisation.

La transition démographique en Afrique est la multiplication par 10 de la population totale en un siècle, de 180 millions en 1950 à 1,7 milliard en 2050 en Afrique continentale. Dans le même temps la population urbaine sera multipliée par 60. La population rurale ne cessera pas de croître pour autant (ce qui va à l’encontre de la thèse d’un « exode rural »). Cette croissance démographie implique la mobilité des populations et une urbanisation rapide. La croissance démographique en Afrique fait peur. On a du mal à s’imaginer qu’un continent puisse contenir un tel nombre d’individus. Pourtant, l’Afrique est un continent immense et la croissance démographique ne présente qu’un phénomène de rattrapage après des siècles de déclin démographique. Cette transition est accompagnée d’une ouverture de l’Afrique au monde à travers la mondialisation, l’uniformatisation etc. Ceci implique un redéploiement de la population de l’intérieur vers les côtes et entre les zones agro- climatiques, entre les zones isolées des marchés et les zones où fonctionnent les marchés mondialisés. Le phénomène de la balkanisation de l’Afrique implique qu’il y a nécessairement des flux migratoires entre les Etats. A la croissance naturelle d’environ 3 % s’ajoute l’apport des migrants (+ 1%) pour les pays d’immigration ou, à l’inverse, une perte continue de population (- 1%) pour les pays d’émigration. Cette disparité dénote la non-gestion des flux migratoires (en Chine ces flux sont « internes », planifiés et gérés car c’est un seul pays: en Afrique la balkanisation fait que les flux migratoires sont, au mieux, gérés au niveau de chaque pays, indépendamment les uns des autres).

Les individus vont vers les centres urbains parce que c’est là qu’il y a des innovations et des échanges. Les populations sont sur- tout attirées par les marchés qui existent dans les villes, quitte à accepter de fortes densifications. Ceci est particulièrement vrai pour les ports et les capitales mais également pour les centres / marchés régionaux (à titre d’exemple, il est prévu que la population de Garoua au Cameroun soit multipliée par 70 entre 1970 et 2020). L’urbanisation rapide en Afrique est un défi de gestion pour les administrateurs des villes. Pourtant, la notion commune que l’urbanisation constitue un « problème » en Afrique est fausse. Elle est plutôt une solution aux problèmes du continent. Il faut plutôt voir les mouvements migratoires internes comme moteur de développement et d’innovation.

A partir de statistiques fausses, on a la perception d’une situation mauvaise au niveau de la production agricole et donc nutritionnelle des populations. Sauf en cas de crise politique ou climatique, les Africains mangent plus et mieux. L’urbanisation galopante crée une forte demande alimentaire. Ce qui est le cas pour l’agriculture est aussi applicable aux autres secteurs for- mels et informels: la demande alimentaire est le moteur du marché agricole (comme d’ailleurs le besoin de logement dynamise le marché immobilier). L’Afrique n’a pas encore atteint le niveau de division du travail qui existe dans les pays développés, les processus d’urbanisation et la croissance du nombre d’urbains par rapport aux ruraux incite à progresser vers un niveau stable de la division du travail entre le secteur de l’agriculture et ceux de l’industrie et des services. A noter que les peurs d’une surpopulation ou d’une désertification de l’Afrique à cause de la croissance démographique ne sont pas fondées. Le phénomène de la désertification est plus le fait d’une agriculture sous-développée. La transformation de l’environnement est un phénomène incontournable mais elle doit se dérouler dans un cadre politique et stratégique adapté. Il existe également une perception d’une sur-urbanisation de l’Afrique. Ainsi, on croit voir, dans la croissance d’une économie informelle, un obstacle au développement. Or, c’est le contraire. La productivité est beaucoup plus élevée dans les centres urbains et le secteur « informel » est plutôt une véritable économie populaire car elle répond à la satisfaction de besoins locaux. Le refus de l’urbanisation a toujours créé de la pauvreté. Le processus d’urbanisation ne doit pas être freiné mais plutôt accompagné par des politiques ad-hoc.

Dans sa conclusion J.-M. Cour résume quelques idées fausses sur le développement. Il critique le paradigme officiel obsédé par la production, la compétitivité et la suppression des protections des marchés. Or, dans cette période initiale de développement, l’Afrique a bien raison de protéger ses marchés comme on l’a fait en Europe. J.-M. Cour estime que si l’on veut lutter contre la pauvreté, il faut accepter un certain degré de concentration urbaine, accompagner le phénomène de la mobilité des populations et leur offrir des alternatives économiques (changer de métier) et la possibilité d’aller là où il y a des possibilité de travail (migrer). Les institutions concernées par le développement de l’Afrique doivent abandonner la vision d’un développement homogène. Ils doivent incorporer l’espace et les populations, deux notions incontournables qui sont souvent négligées dans le discours actuel et dans tous les modèles de développement.

Athanase Bopda

Athanase Bopda a évoqué la question des facteurs de mobilité, en procédant tout d’abord à quelques précisions d’ordre sémantique. La migration est un déplacement de personnes lié à un changement de lieu de résidence pendant une durée minimale prédéfinie ; le problème est ici la durée minimale retenue car selon que l’on retient une durée de 2 mois, 6 mois ou un an, les mesures des mouvements migratoires sont très variables. L’urbanisation désigne quant à elle le développement des villes entraînant une augmentation en nombre, en population ou en surface. Il est aussi utile de définir la solidarité sociale qui peut être entendue comme l’interdépendance qu’engendre une mise en société (volontaire ou non), et l’équité territoriale comme le principe d’égalisation des chances et de l’accès géographique aux équipements du développement.

Dans l’analyse des fondements du phénomène migratoire, la question de fond est de savoir où les individus (ici, les Africains) souhaiteraient vivre. Les quatre paramètres qui conditionnent le mouvement migratoire sont représentés sur un modèle de conjectures commenté par l’intervenant. Ce modèle comprend deux axes « stables », l’axe de la vie auquel on ne peut rien et l’axe des titres sociaux où jouent un certain nombre de stéréotypes qui assignent à condition (« mal né», «homme libre», «bien né»),et deux autres axes où demeure une certaine liberté de manœuvre, l’axe de la richesse matérielle (dans ses dimensions absolue et relative) et l’axe de la notabilité ou de la notoriété. Ce modèle permet de rendre compte d’un certain nombre de situations conflictuelles qui émergent par exemple lorsqu’une personne devient riche sans être dans la classe des notables ou de la classe de la noblesse: cette situation « anormale » engendre soit une frustration soit une jalousie dont la gestion est un des thèmes récurrents dans l’explication des migrations en Afrique. Ainsi, si les villes ont été considérées comme attractives par les jeunes générations c’est par opposition aux villages, considérés comme répulsifs car les anciens y occupaient tous les postes de noblesse et possédaient tous les titres de notabilité. C’est ici qu’intervient aussi le mécanisme de solidarité sociale, au cœur duquel se trouve l’école ; l’école permet en effet à ceux qui ont travaillé courbé toute leur vie (les paysans) de pouvoir se retrouver, par procuration, dans la classe supérieure des gens qui travaillent assis. Les parents acceptent tous les sacrifices dans la perspective que leurs enfants ou petits enfants pourront travailler assis. Mais ce mécanisme est aussi générateur de violence sociale quand les conséquences de l’effort fourni ne correspondent pas à ce qui avait été espéré, quand l’effort se transforme en souffrance. L’école n’est néanmoins pas le seul facteur permettant une évolution sociale; lorsqu’il n’est pas possible de trouver ce que l’on cherche à l’endroit où l’on se trouve, on a le droit d’aller le chercher ailleurs et ce droit à la mobilité est imprescriptible. Après avoir examiné les conditions générales qui poussent à la mobilité, il reste à les appliquer à une situation africaine.

Athanase Bopda retient plusieurs facteurs qui permettent d’expliquer le fait que l’on se sente mal à l’aise ou non sur son lieu de vie: la densité, l’espérance de vie, la proportion de femmes qui accouchent dans une maternité, la distance à la mer, la distance à la ville, qui concentre les infrastructures scolaires permettant à l’ascenseur social de fonctionner et les équipements sanitaires, etc. L’application de ces facteurs à trois villages sénégalais et l’analyse comparée des conséquences en termes de migrations permet de tirer trois conclusions: tout d’abord, la distance à la mer est une proximité à la misère (ceux qui vivent dans l’hinterland sont généralement moins bien lotis que ceux qui vivent sur le littoral) ; ensuite, la proximité à la ville devient une distance à la mort, c’est pourquoi les villes, longtemps considérées comme des lieux de déperdition, sont aujourd’hui des lieux de fort investissement ; enfin, la ville, porteuse de perspectives d’amélioration des conditions de vie que seul l’accès à la côte permettait après l’arrêt de la traite négrière, perturbe la logique hinterland-côte qui a longtemps prévalu et devient un pôle d’immigration à l’intérieur des terres. Le premier élément explicatif de la mobilité vers le littoral est la mise en place des pistes de portage qui permit aux individus de circuler et d’avoir une lecture différente de leurs perspectives de vie et de réussite: la bipartition littoral/hinterland héritée de l’époque coloniale a laissé des traces, comme le montre l’exemple du Cameroun dont la zone littorale (« Cameroun utile ») est mieux équipée que la zone nord. Après les années d’indépendance, la construction de routes a participé au désenclavement des populations et a atténué les frustrations résultant de l’échec des projets de développement, sur lesquels la gouvernance africaine avait basé son activité d’aménagement du territoire. Les villes, et plus particulièrement les capitales, ont alors été placées au cœur des dynamiques migratoires pour diverses raisons qu’Athanase Bopda expose à travers la présentation de plusieurs tableaux. L’Afrique rurale est souvent opposée à l’Afrique des gratte-ciels, où l’on trouve ceux qui disposent des trois symboles de la richesse (les trois « V » pour les Camerounais): la voiture, qui permet la mobilité, la villa, c’est le meilleur logement, et le virement en banque. Mais la ville est aussi le lieu où s’entassent, dans la misère et la promiscuité, tous ceux qui n’ont pas les moyens de survivre. Cette situation génère des tensions foncières, des conflits et des violences urbaines, mais aussi de la souffrance pour ceux qui ont vu partir en fumée l’investissement de leurs parents, qui les avaient envoyés en ville, et leur investissement personnel. Dès lors, pourquoi la ville est-elle un pôle attracteur ? Pour- quoi ceux qui y vivent, dans des conditions parfois misérables, ne veulent-ils pas rentrer au village ? Vivre en ville permet en réalité de changer d’identité et d’accéder, aux yeux des autres, à un statut social supérieur.

Ainsi, les barrières à la mobilité n’ont pas freiné l’élan vers le littoral et la ville. Autrefois conditionnée par les guerres intestines et les razzias systématiques des esclavagistes, la mobilité est aujourd’hui motivée par la possibilité d’aller dans un ailleurs « mythique » où il est encore permis d’espérer et de concevoir un autre avenir. En effet, les lieux d’immigration ne comptent pas en eux-mêmes mais par les chances d’épanouissement supposé ou réel qu’ils comportent. Pour conclure Athanase Bopda reprend la remarque d’un citadin africain : « Ici ou là-bas, qui ne risque rien n’a rien ». L’enjeu se situerait alors dans la maîtrise, micro et macro, individuelle ou collective, du risque. Pour accompagner et maîtriser la mobilité, il faudrait d’une part rétablir la confiance, aujourd’hui inexistante, entre les différentes couches sociales, et d’autre part amener les élites, qui ont accumulé du capital d’une manière plus ou moins avouable, à croire qu’elles peuvent investir sur les lieux d’émigration et d’immigration.

Christian Taupiac

Christian Taupiac a présenté le rôle de la CEDEAO et le résultat de son action au niveau de la gestion du phénomène des migrations intra-régionales en Afrique de l’Ouest. Créée en 1975, la CEDEAO compte 15 pays membres, dont 8 francophones, soit environ 260 millions d’habitants, dont la moitié vit au Nigeria, pays qui domine clairement la structure de cette institution. Environ 7,5 millions de personnes (dont près de la moitié sont des femmes), soit presque 3 % de la population régionale, sont considérés comme des migrants. Tous les pays sont des lieux de départ et de retour. La libre circulation des personnes est un principe de base de la CEDEAO. Son traité, révisé en 1993, précise que « les citoyens de la communauté ont le droit d’entrée, de résidence et d’établissement et les Etats membres s’engagent à reconnaître ces droits aux citoyens de la Communauté sur leurs territoires respectifs». D’autres déclarations, comme le protocole sur la Libre Circulation des personnes ou sur le Droit de Résidence et d’établissement, ont été signés pour faciliter les mouvements des personnes, des entreprises et des capitaux. Or, un citoyen de la région de la CEDEAO désirant séjourner dans un pays membre pour une durée plus longue que quatre vingt dix jours ne peut le faire sans avoir à présenter un visa. La conséquence de cette mise de côté du droit de résidence est le nombre croissant de migrants illégaux. Un passeport de la CEDEAO a par ailleurs été créé mais il est difficile de se le procurer (seulement trois pays en sont émetteurs).

La médiatisation des événements tragiques liés aux phénomènes migratoires des Africains vers l’Europe en 2006 (cf. épisodes tragiques de Ceuta et Melilla au Maroc) a provoqué une prise de conscience du phénomène de la migration interrégionale. Pour faire face à ce défi, la Commission de le CEDEAO a été mandatée pour définir une approche commune des Etats membres sur la gestion de la migration intra-régionale (et vers l’Europe) dans toutes ses dimensions. Elle devrait adopter au début de l’année 2008 une position commune basée sur la mise en œuvre effective du protocole relatif à la libre circulation des personnes, au droit de résidence et d’établissement. Cela passerait par la mise en circulation et la sécurisation des passeports CEDEAO sur l’ensemble de la région, la sensibilisation des populations sur les droits et les obligations des citoyens de la communauté mais aussi par l’ouverture et la mise en route du fonds régional de financement de la coopération transfrontalière. La Commission va également proposer la définition d’une stratégie régionale d’aménagement du territoire, rurale et urbaine.

Dans son analyse du travail de la CEDEAO, C. Taupiac constate que bien que des progrès aient été accomplis, beaucoup reste à faire. Pour l’instant la CEDEAO se limite à l’adoption de textes, plus ou moins bien appliqués par les Etats membres et ne s’attaque pas encore au fond des problèmes que sont surtout la migration des entrepreneurs et de ceux qui souhaitent mieux valoriser ailleurs leurs ressources. Par ailleurs, la CEDEAO manque d’un outil d’observation et d’information pour améliorer sa connaissance des zones de grande pauvreté, des flux et des effets de ces flux sur les actions de développement: cette connaissance sera nécessaire pour définir et mettre en place sa stratégie d’aménagement du territoire. Enfin, la CEDEAO n’a paradoxalement pas de culture de la transversalité. Elle n’est que la reproduction des cohérences nationales. Pour atteindre ses objectif et rendre plus efficace le travail de la CEDEAO, une réelle volonté politique des Etats membres sera donc nécessaire.

LE DEBAT

Suite à une remarque sur l’apparente méconnaissance que les nouvelles organisations régionales ont du travail d’inventaire et de prospection réalisé dans les années 1960 par la Commission économique pour l’Afrique (notamment concernant l’aménagement du territoire), C. Taupiac précise que ces bases de données sont connues mais qu’il existe aujourd’hui une « compétition regrettable » entre les institutions panafricaines et les institutions régionales. En réponse à une question sur l’impact réel des migrations internes sur les familles africaines, A. Bopda rappelle que si en Afrique la migration est considérée comme étant le fait de l’individu, l’investissement et l’entreprise migratoire sont le fait de la famille et parfois du lignage. La famille est également l’unité statistique pertinente du point de vue de l’analyse stratégique des individus pour améliorer les conditions de vie des uns et des autres, car elle implique la multilocalisation comme principe patrimonial (le fait que ses membres habitent à des endroits différents constitue le premier patrimoine de la famille, car il permet à un individu d’être accueilli chez un parent ou un ami). Mais cet impact revêt également un aspect pernicieux parce que le concept de famille a été remplacé par le concept administratif de ménage: or la famille n’est pas le ménage, et cette confusion nuit à l’analyse du phénomène migratoire. La nécessaire prise en considération de la famille implique donc une remise en question des outils d’analyse classiques. Interrogé sur les conséquences de l’urbanisation pour les campagnes, A. Bopda rappelle que malgré les risques de destruction de l’investissement, l’urbanisation est une chance pour les campagnes et cela pour deux raisons: d’une part, elle a limité la surchauffe en campagne sur le patrimoine (la ville offre la possibilité de sortir des carcans défensifs mis en place par les communautés pour échapper aux multiples formes de colonisation) et d’autre part, en migrant en ville, un individu élargit l’espace de la famille et multiplie les possibilités de réussite et d’échappatoire, notamment pour les générations qui n’ont pas migré et sont restées au village, si la pression y devient insoutenable.

S. Karimi Nemch et S. Rech
étudiantes du projet collectif Sciences Po 


 

Bibliographie

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Paris : CNRS Editions, 2003.

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(http:// www.rfi.fr/actufr/articles/061/ article_33360.asp)

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(http://www.sec.ecowas.int/sitecedeao/ francais/asp010786.htm)

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Rapport de synthèse de l’étude WALTPS
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FERRY B., sous la direction de, L'Afrique face à ses défis démographiques. Un avenir incertain , Paris,
Coédition AFD-CEPED-Karthala, 2007.