cycle "l'Afrique des mutations silencieuses"

1. l'Afrique de la paix: enjeux et servitudes

Sommaire

Présentation des intervenants

Dans cette nouvelle série de Rencontres-Débats consacrée à l’Afrique des mutations silencieuses, le thème de la paix est apparu comme devant être traité en premier lieu car il commande très largement les mutations à venir et spécialement le développement. Comme le souligne l’animateur, Jean-Louis Domergue en début de rencontre, la paix est une condition préalable nécessaire pour assurer le développement économique du continent africain. Le thème de la paix est donc un « sujet brûlant », où les enjeux, comme les difficultés, sont multiples. Sont intervenus sur ce sujet : Mireille Raunet, membre du Conseil économique et social (section des relations extérieures); Dominique Bangoura, chercheur, professeur d’Université et présidente de l’Observatoire politique et stratégique de l’Afrique, Valérie Thorin, journaliste indépendante à Afrique-Asie, Nassé Sangaré, chef d’entreprise et militant associatif, Jean-François Mukuna, professeur et militant associatif.

Les liens entre paix et développement en Afrique

La question des rapports entre paix et développement est abordée par Mireille Raunet, membre du Conseil économique et social. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale et plus particulièrement depuis les années 1960, le développement économique des pays du Sud constitue le grand défi de la société internationale. 1,2 million de personnes vivent en effet aujourd’hui avec un revenu de moins de 1 dollar par jour (chiffres OCDE). Or le sous-développement a pour corollaires la violence, l’insécurité, la peur sur lesquelles prennent racine les manipulations politiques et le terrorisme. Aujourd’hui, les membres des Nations Unies reconnaissent que les efforts déployés pour éradiquer la pauvreté et la violence ne peuvent se résumer à une aide financière ou humanitaire ; une contribution active de tous les membres des Nations Unies est également nécessaire pour garantir la paix, la stabilité politique et la sécurité mondiale. Mais parallèlement à cette bonne volonté affichée de la communauté internationale pour éradiquer la pauvreté dans le monde, les effets prédateurs de la mondialisation pour les pays du Sud sont une réalité qui n’est pas toujours prise en considération par les Occidentaux. Or plusieurs facteurs doivent être réunis pour lutter efficacement contre cette « spirale non vertueuse de la globalisation » : la présence de ressources naturelles suffisantes, de conditions environnementales favorables et de ressources humaines responsables mais aussi une forte volonté politique chez les décideurs qui peuvent faire entendre leur voix et disposent des moyens nécessaires pour sortir de cette spirale. Mireille Raunet ajoute que la lutte contre la pauvreté et l’ignorance est un combat qui nous concerne tous et qui doit être mené au nom de la justice, de la solidarité mais aussi de la raison car c’est sur un terrain de frustrations et d’ignorance que se développent le fanatisme et donc le terrorisme.

Une vision Africaine de la paix sur le continent

Nassé Sangaré, chef d’entreprise et militant associatif présente une vision africaine de la problématique. La notion de « paix » désignerait non seulement « l’absence de violence ou de guerre » mais aussi « la reconnaissance de l’autre ». La recherche de la paix en Afrique a toujours été une préoccupation première. La résolution des conflits était traditionnellement exercée par certaines catégories sociales. La Charte du Mandé (vers 1236) est l’héritage lointain de mécanismes traditionnels africains de conciliation. «Véritable charte des droits de l’homme » d’après Nassé Sangaré, elle fut développée par la Confrérie des chasseurs au XIIIe siècle. La Confrérie des chasseurs assurait la sécurité des populations en luttant contre tous les agresseurs, hommes ou animaux. Aujourd’hui, dans certaines circonstances, les chasseurs de cette confrérie ont pour mission de veiller à la sécurité et opèrent une certaine régulation sociale.

Les conflits modernes de nature étatique et interétatique déchirent l’Afrique depuis 40 ans. 480 millions de personnes, soit plus de 60 pour cent de la population du continent, sont concernées. L’Afrique est la partie du monde où l’on compte le plus grand nombre de guerres, d’Etats fragiles et de crises humanitaires. Souvent les guerres découlent de la lutte pour le pouvoir au niveau national ou régional en vue de l’appropriation de la richesse de la nation (ou de celle de son voisin). Une situation qui amène l’intervenant à parler d’« un continent en crise chronique ». Selon Nassé Sangaré, la réconciliation et le rétablissement de la paix passent par un changement des rapports de force intérieurs et extérieurs, la médiation des pays tiers. Il estime important d’assurer la stabilité sans imposer des solutions extérieures car celles-ci ne se sont pas toujours montrées efficaces. Pour illustrer de possibles voies de réconciliation, il donne entre autres l’exemple des cérémonies de la flamme de la paix au Mali en 1996 et en Côte d’Ivoire cette année. Depuis 2003, l’Union africaine a pour mission la réconciliation du continent en imaginant des solutions africaines et en créant des espaces de dialogue. La paix passe aussi par la démocratisation du continent car des régimes parlementaires favorisent la tolérance, la cohésion sociale, la justice, l’égalité, la liberté et la sécurité. En conséquence, la paix en Afrique ne peut être conquise que par la mise en place de pouvoirs non-cloisonnés, par l’exercice véritable de la démocratie, la lutte contre la pau- vreté, ainsi que la prise en compte des différences économiques, sociales, culturelles et géographiques. Une augmentation du pouvoir et des moyens accordés à l’Union africaine est également nécessaire pour qu’elle poursuive sa politique d’unification du continent.

Typologie des conflits contemporains en Afrique

Dominique Bangoura, chercheur à l’université Paris I et présidente de l’Observatoire politique et stratégique de l’Afrique (OPSA), intervient ensuite pour présenter une typologie des conflits contemporains. En remarque préliminaire, Dominique Bangoura précise qu’il n’existe pas une seule typologie des conflits, tout dépend de l’angle d’attaque choisi. Celui-ci peut être l’État, les acteurs, la causalité des conflits, les motivations ou les enjeux, la dynamique ou l’intensité des conflits, leur nature ou encore le mode de résolution mis en œuvre. La réalisation d’une typologie nécessite donc d’être vigilant du fait de cet enchevêtrement de la conflictualité et d’aborder les conflits avec des regards croisés, en adoptant l’analyse multidisciplinaire. Dominique Bangoura précise qu’elle limite sa typologie aux conflits contemporains, c’est-à-dire post-guerre froide et que les conflits présentés ne sont pas spécifiquement africains : « il n’y a pas de fatalité africaine des conflits, cette typologie concerne tout aussi bien l’Amérique du Sud ou l’Asie ». Elle choisit une typologie ternaire qui distingue conflits interétatiques, internes et régionaux.

Les conflits interétatiques désignent les conflits entre États revendiquant des territoires ou des zones frontalières. Parfois, des enjeux économiques s’ajoutent à ces enjeux territoriaux. Dominique Bangoura précise que ces conflits sont les moins nombreux en Afrique. Elle en donne deux exemples : le conflit entre le Cameroun et le Nigeria et le conflit entre l’Érythrée et l’Éthiopie. Le premier a été réglé récemment : la Cour internationale de justice de la Haye avait reconnu en octobre 2002 la souveraineté du Cameroun sur la presqu’île de Bakassy (dont le sous-sol est riche en pétrole) et un accord a été signé entre les deux pays en juin 2006. Le conflit entre l’Érythrée et l’Éthiopie est en revanche un conflit qui perdure : malgré l’accord de paix qu’elle a signé, l’Éthiopie refuse toujours de se soumettre au nouveau tracé des frontières.

Les conflits internes sont plus répandus. Ils ont pour enjeu le pouvoir d’État (lutte pour l’accès ou le maintien au pouvoir, contestation du pouvoir politique en place...). Ce type de conflits est en recrudescence depuis la fin des années 1990 notamment du fait de la montée des revendications pour le changement politique, la démocratisation et l’amélioration des conditions socio-économiques. L’autoritarisme, l’illégitimité ou la fragilité du pouvoir en place, la corruption, le népotisme sont autant de raisons pour déclencher des mobilisations sociales qui généralement se heurtent à la répression du pouvoir politique. Dominique Bangoura donne deux exemples : les conflits ivoirien et guinéen.

Enfin, les conflits régionaux sont généralement le résultat d’un processus de diffusion d’un conflit interne vers des pays voisins via la constitution de rebellions, le trafic d’armes, les réseaux mafieux, l’ingérence d’un pays voisin. La résolution de ces conflits est particulièrement difficile.

En conclusion, Dominique Bangoura insiste sur les liens entre les conflits et leur possible interaction : les conflits internes débordent généralement vers des conflits régionaux qui peuvent redynamiser des conflits interétatiques. Elle cite notamment l’exemple de la Somalie.

Le maintien de la paix en Afrique: nouveaux enjeux et nouveaux acteurs

Jean-François Mukuna, militant associatif et professeur en France et en RDC (Université de Kinshasa), a évoqué la déclinaison des modalités de résolution des conflits en s’appuyant principalement sur la situation en République démocratique du Congo (RDC).

La course aux ressources naturelles et l’avènement de la guerre contre le terrorisme ont replacé l’Afrique au centre de l’attention, c’est pourquoi la Chine et les États-Unis s’intéressent aux enjeux de sécurité et de développement. L’Union européenne et particulièrement la France ne sont plus les seuls acteurs engagés sur le continent, ce qui a conduit les Européens à engager de nouvelles actions. En novembre 2005 la Commission des ministres européens a envisagé la mise en place d’un partenariat entre l’Union européenne et l’Union africaine visant à aider les pays africains à organiser par eux-mêmes le maintien de la paix. Par ailleurs, depuis les années 1990, la France a modifié le cadre de ses interventions militaires sur le continent en renonçant aux actions unilatérales. Sa nouvelle ligne directrice envisage des interventions dans le cadre des mandats internationaux.

Le maintien de la paix est aussi devenu une préoccupation majeure pour l’Union africaine. Son Conseil de Paix et de Sécurité projette la création d’une brigade d’interposition dans chacune des cinq régions du continent. Ce projet reflète à la fois le souhait des Africains de gérer eux-mêmes les problèmes auxquels ils font face, le désir de l’ONU de se soulager du fardeau du maintien de la paix et les intentions des partenaires traditionnels de ne plus avoir à intervenir dans des crises considérées comme insolubles ou trop coûteuses. Mais alors que la France a affiché la volonté de ne plus être le gendarme de l’Afrique, l’armée américaine occupe depuis 2002, avec l’accord des pays concernés, un arc stratégique allant de la Mauritanie à Djibouti au nom de la lutte contre le terrorisme. Jean-François Mukuna insiste également sur l’existence de dynamiques internes de résolution des conflits et donne l’exemple de la RDC où la société civile lutte depuis 1982 pour la restauration de l’Etat de droit. Par ailleurs, la multiplication des initiatives et des actions de l’Union européenne en RDC (5 depuis le 11 septembre) témoignerait de la maturité de la politique étrangère de l’Union européenne. Néanmoins, l’intervenant remarque que la modification des frontières opérée par l’Angola en RDC n’est pas évoquée dans la communauté internationale qui s’intéresse en revanche au tracé des frontières au Rwanda. Y’aurait-il deux poids deux mesures ?

Juger les auteurs de guerre pour une réconciliation nationale?

Valérie Thorin, journaliste et grand reporter à Afrique-Asie pose la question suivante : faut-il juger les fauteurs de guerre, qu’ils aient été chefs d’Etat, civils ou militaires ? Selon elle, il existe plusieurs façons de demander des comptes aux responsables. Une première solution est celle des commissions « Vérité Réconciliation », mises en place en Afrique du Sud au lendemain de l’Apartheid. Ce sont des juridictions destinées à la réconciliation nationale qui confrontent victimes et bourreaux, les premières racontent leur drame personnel et les seconds doivent demander pardon. Les coupables ne sont pas poursuivis par la justice pénale. Cette démarche, conduite par Desmond Tutu, a permis une véritable catharsis pour le pays qui a conduit à une vaste réconciliation nationale d’une population qui a été littéralement déchirée. On constate aujourd’hui l’absence de désordres internes dans le pays. Valérie Thorin conteste l’idée reçue que l’impunité est la règle en Afrique. Certes, de nombreux responsables de massacres sont encore impunis, cependant, d’autres, chefs d’État, dignitaires de haut rang, ont été arrêtés, jugés et condamnés dans leur pays.

Valérie Thorin cite deux exemples, celui de l’ancien Président du Mali Moussa Traoré qui est passé physiquement devant les juges et l’ancien Président de la Centrafrique, feu Bokassa, dont le procès et sa condamnation ont permis au nouveau Président de maintenir l’unité dans le pays. Cependant il y a des limites à l’exercice, par exemple lorsqu’un chef d’État fuit son pays, comme ce fut le cas du président éthiopien Mengistu Hailé Mariam, condamné à perpétuité mais réfugié au Zimbabwe. Le procès ici n’a eu aucun effet cathartique.

La justice au plus haut sommet existe bel et bien en Afrique, même si les pays non démocratiques ont tendance à instrumentaliser la justice à des fins de politique intérieure. Ce qui compte le plus c’est le déroulement du procès et non la présence de l’accusé ou la sévérité de la peine, quoiqu’une peine sévère renvoie une image plus positive du gouvernement à sa population. Mais un procès peut aussi radicaliser les positions, surtout quand la culpabilité des fautifs fait débat. Valérie Thorin développe amplement les exemples du Congo Brazzaville (où la justice a été nationale et manipulée), de la Sierra Leone (où les procès sont internationalisés), du Soudan (où la justice a été nationale uniquement) et du Rwanda (où la justice a été à la fois nationale, avec les tribunaux populaires Gacaca, et internationale).

La Sierra Leone a adopté une forme de réconciliation et de justice particulièrement originale puisqu’elle fait appel à la fois à une Commission Vérité et réconciliation, ce qui lui a évité l’engorgement de ses tribunaux et aussi à la justice internationale. Le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), qui se base d’ailleurs sur des règles de droit mixte sierra-léonais / international, est en effet chargé de juger les grands criminels et les instigateurs de la guerre civile, en particulier l’ex-président libérien Charles Taylor. Ce pays se démarque de l’exemple rwandais. Après le génocide, le Rwanda a préféré, sur le plan national, utiliser d’une part sa propre justice pénale et, d’autre part, mettre en place des tribunaux populaires appelés gacaca pour prononcer les condamnations des génocidaires de « petite » envergure, laissant au TPIR d’Arusha le soin de juger les instigateurs. De toute évidence, l’effet réconciliateur de ce système est largement moindre.

LE DEBAT

Q : A propos de la rencontre avec la jeunesse africaine préparatoire au sommet UE-UA à Lisbonne en décembre 2007 : en quoi cet exercice peut-il contribuer à une meilleure compréhension entre l’Union Européenne et l’Union Africaine?

M. Raunet : la rencontre avec la jeunesse a eu pour fonction de transmettre les idées et les espoirs de la jeunesse africaine aux participants du sommet UE-UA. Il s’agit d’une jeunesse extrêmement motivée, éduquée et engagée. Les participants de cette rencontre ont formulé des exigences précises envers leurs gouvernements dont notamment une meilleure formation et des opportunités d’emploi. Elle a été “émerveillée” par l’engagement de cette jeunesse. Il faut la soutenir et l’aider. La jeunesse africaine détermine l’avenir du continent et sa formation est donc essentielle : 70% de la population africaine a entre 18 et 30 ans et 70% de cette même jeunesse est au chômage.

Q : Est-ce que le concept de Nation a un sens dans le contexte africain ?

N. Sangaré : l’Afrique est un continent comme tous les autres. Bien qu’il y ait peut-être plus de communautarisme en Afrique, cela n’empêche pas que le concept de la nation soit le paradigme prédominant dans le contexte africain.

Q : Est-ce que la justice en Afrique est une “affaire de blancs”?

V. Thorin : cela n’est pas le cas. Dans le procès de Charles Taylor, par exemple, le procureur est un Africain. Il s’agit tout d’abord de dépassionner le débat sur la justice en Afrique. La justice internationale en ce qui concerne l’Afrique est exemplaire et a pour but la réconciliation des Africains.

D. Bangoura : la justice en Afrique est une affaire de l’humanité, il ne faut pas avoir la mémoire courte. Les premiers crimes contre l’humanité ont été ceux des nazis. Les crimes commis en Afrique ont été qualifiés de crimes internationaux. La justice en Afrique est avant tout une affaire des droits de l’homme.

Q : Est-ce que vous pensez que les tribunaux “Gacaca” (Jugement des crimes de génocide par des tribunaux populaires) soient un moyen valide de jugement ?

V. Thorin : il serait plus efficace de juger les principaux acteurs par les tribunaux professionnels. Pour les personnes qui ont été touchées par le génocide, les tribunaux populaires ne constituent pas toujours un moyen valide de réconciliation car cela n’efface pas leur douleur et la mémoire de ce qui s’est passé. Des tribunaux professionnels auraient plus de valeur pédagogique et ils seraient également plus porteurs de sens.

Q : Est-ce que le jugement de quelques uns n’est pas arbitraire ?

V. Thorin : elle n’a jamais eu l’impression de l’arbitraire, plutôt de beaucoup d’engagement et d’une valeur cathartique des procès.

Q : Le conflit entre l’Erythrée et l’Ethiopie ne constituerait-il pas une « guerre de sécession réussie » ?

D. Bangoura : en 1993, 98,8 % des Erythréens étaient en faveur de l’indépendance.C’est le seul cas d’une autodétermination juridique. Dans cette mesure, le conflit entre l’Erythrée et l’Ethiopie est une guerre interétatique. Cependant il est difficile de répondre à cette question. Ce qui peut être constaté, c’est que les rivalités entre ces deux parties ont aggravé les conflits externes.

Q : Comment concevez-vous la responsabilité de l’UE envers l’Afrique ?

J.-F. Mukana : le fond des problèmes en Afrique est la sécurité, mais on n’en parle pas....

Q: Pensez-vous que l’on puisse concevoir la paix en Afrique sans prendre en compte la problématique des frontières ?

N. Sangaré : on ne peut pas réduire les conflits africains au problème des frontières; néanmoins, il est vrai qu’une fédération africaine aurait été possible dans les années 60, mais ce projet a été saboté à l’époque par le Général de Gaulle. La fédération africaine aurait pu être une solution aux problèmes du continent africain, c’est extrêmement dommage qu’elle n’ait pas abouti.

Q : Que pensez-vous du commerce équitable ?

N. Sangaré : les producteurs africains n’arrivent pas à vendre leurs produits, le coton par exemple, parce que le coton américain ou chinois est subventionné. Le commerce équitable doit être défendu.

Co n cl u s i o n

Cette rencontre débat a effectivement permis, comme le soulignait le modérateur de ce jour, Jean-Louis Domergue, en début de rencontre, à montrer comment la paix recherchée pouvait revêtir de formes différentes et comment les méthodes pour y parvenir pouvaient aussi être variées. Le thème de la paix est donc bien, en Afrique comme ailleurs, un « sujet brûlant », où les enjeux, comme les difficultés, sont multiples. Il reste certainement une des clés du développement. Cette problématique restera aussi certainement présente dans les esprits lorsque nous aborderons les thématiques des autres rencontres débats de ce cycle 2007-2008 consacré à l’Afrique des mutations silencieuses.

Theresia Toeglhofer et Anne-Laure Jutier, étudiantes à Sciences Po.