Alioune Sallo à l'AFD

L’Agence française de développement (AFD) a donné l’occasion au directeur de l’Institut des Futurs africains, Alioune Sall, de faire le point et d’actualiser les grandes lignes de son livre « Afrique 2025, Quels futurs possibles pour l’Afrique subsaharienne ? », paru en 2003 ( voir La Lettre de la Cade n° 68).

Fruit d’enquêtes et de consultations menées pendant plusieurs mois avec des experts et des responsables politiques dans les domaines économiques et sociaux, l’ouvrage décrit quatre scenarii possibles pour l’Afrique noire dans dix-sept ans. Ils représentent quatre hypothèses d’évolution. La moins satisfaisante reflète la continuité des équilibres actuels, plus ou moins adaptés aux contextes environnemental et international de l’époque. Les autres prennent en compte l’évolution des mentalités et des comportements des acteurs nationaux, qui ont le choix entre deux logiques, celle traditionnelle, dite relationnelle, l’autre, plus moderne, dite économique. Si celle–ci l’emporte, sans détruire l’essentiel des valeurs ancestrales, l’avenir sera satisfaisant et assurera à cette région toute sa place dans la mondialisation. C’est un peu ce qui s’est passé en Asie.

Aujourd’hui, cette énorme opération, qui a mobilisé des centaines de personnes, intègrerait deux paramètres devenus incontournables : la présence chinoise et les contraintes climatiques. Selon l’auteur, les évolutions au fil des ans prendraient d’autres formes, sans modifier profondément chacune des quatre perspectives.■

Robert Ginésy