Victor Kossikouma Agbégnénou

DG de KA-Technologies, inventeur du PWCS

La convergence numérique au profit des peuples africains

Les systèmes et services de télécommunication restent encore coûteux pour les revenus moyens et les PME situées dans les villes africaines, par rapport à ceux des pays occidentaux, à fortiori pour les zones rurales reculées. Afin de remédier à cette disparité numérique, Victor Kossikouma Agbégnénou, un scientifique togolais vivant en France, a créé depuis 10 ans déjà, un système de communication polyvalent sans fil, le PWCS (Polyvalent Wireless Communication Systems).

Cette technologie autonome permet de distribuer les services de convergence numérique, de téléphonie, interne, images, données, radio, sans recourir au moindre câblage, simplement à partir d’une connexion haut débit satellitaire, alors que les grands opérateurs de télécoms utilisent généralement les infrastructures lourdes des câblages par fibres optiques.

D’autres systèmes de ce type existent mais l’étendue des communications ne dépasse pas un rayon de 50 Km de distance, or avec le PWCS l’étendue est mondiale, on peut téléphoner et envoyer des images d’Afrique en Europe ou en Asie. Ce système qui dispose d’un brevet mondial, réduit donc substantiellement les factures de communications pour les consommateurs. L’une des autres valeurs ajoutées est qu’il peut se décliner en plusieurs formes : les PWCS privés (pour appartements, bureaux), communautaires (pour écoles, campus, villes, villages, fermes, immeubles), professionnels (pour entreprises, hôtels, hôpitaux, télé-centres), publics (publiphonie, cafés, restaurants). Plusieurs tests et installations opérationnelles se sont révélés concluants : en 2006 au Centre de Maintenance des Télécommunications du Togo, en 2008 au siège de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest, en France dans les immeubles des foyers ADOMA où résident des travailleurs immigrés africains, en 2010 en France sur la commune de Nogent-sur-Oise, car le système s’adapte parfaitement à des niches de marché français.

Les études de faisabilité montrent que le déploiement commercial du PWCS serait très rentable aussi bien en Afrique qu’en Europe. De surcroît certains experts internationaux estiment qu’il s’agit d’une prouesse technologique mondiale.

  • Quelles sont donc les raisons du « retard » du PWCS dans son industrialisation et sa vulgarisation commerciale ?
  • Est-ce le financement des investissements à moyen et long terme, ou est-ce la gourmandise de certains investisseurs qui veulent acheter le système et en faire un usage pour satisfaire leurs propres convenances ? 

M. Agbégnénou peut accorder des licences mais à condition que le déploiement de télécommunication vise avant tout les zones et peuples défavorisés. Autre raison, le peu d’engouement des gouvernants africains, qui pour l’instant « s’accommodent » de façon rentable des flux financiers tirés des business modèles des opérateurs télécoms actuels. Il faut féliciter M. Agbégnénou pour son courage et son abnégation tant la pression est forte car ce système bouscule les flux financiers des grandes marques de télécoms. Puisse t-il finaliser la mise en œuvre industrielle avec des investisseurs et des Etats africains soucieux d’offrir la convergence numérique pour les classes moyennes et pauvres. N’est-ce pas cela le véritable développement ?

L’Afrique doit savoir attirer sa diaspora technologique car elle est capable de réaliser un alliage entre business et finalité sociale.

Roland Portella,
Consultant Business Development, Vice-président de la CADE

 

Site : http://ka-technologies.com/