rencontre-débat le 20 avril 2017

La prochaine Rencontre-débat de la CADE

aura lieu le jeudi 20 avril de 15h45 à 18 heures 15,

au Conseil Supérieur du Notariat, 60 avenue de la Tour-Maubourg 75007 PARIS

sur le thème suivant :

Secteurs agro-alimentaires en Afrique et dans le Monde

Potentiels de croissance, organisation des filières, responsabilités sociétales et environnementales

 

Intervenants:

 son Excellence Chakib Benmoussa, Ambassadeur de Sa Majesté le roi du Maroc en France;

Alexandre Vilgrain, PDG du groupe SOMDIAA, président du Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN) ;

Corinne Bazina, DG de Danone Communities (Groupe Danone)

Moriba Ouendeno, DG de Moriba Saveurs d’Afrique

Julia Sausen, Directrice notation RSE, VIGEO EIRIS

Roland Portella, président de La Cade.

Modération:

Hichem Ben Yaïche, Rédacteur en chef, African Business Magazine (IC Publications)

 Les points qui seront traités:

Quelles politiques publiques pour favoriser le développement des secteurs agro- alimentaires ?

Comment concilier souveraineté alimentaire et politiques de libre-échangisme ou de protectionnisme sur les produits alimentaires ?

Comment évaluer les marchés agroalimentaires en Afrique et dans le Monde ?

Quelles sont les filières en croissance et d'avenir dans l'agroalimentaire ? 

Comment organiser et structurer les filières de la production agricole à la distribution des produits alimentaires ?

Quels types de partenariats équitables entre les industries agroalimentaires, les PME, les coopératives, les agriculteurs ?

Quelles évolutions dans les outils et pratiques de responsabilités sociales et environnementales ?

 

 

Nous vous invitons à vous inscrire, via le formulaire INSCRIPTION prévu à cet effet sur le site de la CADE en cliquant sur : Inscription RD ou par courriel : cade@afrique-demain.org

Prochaine Rencontre-débat

La dernière rencontre-débat de la Cade

La dernière rencontre-débat du 21 novembre a eu pour thème:

Talents des diasporas africaines dans les innovations technologiques et sociales

avec pour intervenants:

  • Victor Agbegnenou, inventeur, directeur général de KA Technologies, cofondateur du Réseau Energie et TIC pour l'Education (RETICE)
  • Mouhamed Diakité, entrepreneur, fondateur et directeur général de EthicPhone
  • Khady Sy Savané, styliste et créatrice de mode, fondatrice de la marque Mia Dreams
  • L'Indian Professionnal Association en la personne de Philippe Advani, vice-président du Clobal Sourcing Network du groupe Airbus et de Anuradha Kanniganti, enseignante du département de l'Asie du Sud à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO)
  • Philippe Hugon, professeur émérite d'économie, directeur de recherche à l'Institut de relations intenationales et stratégiques (IRIS)
  • Roland Portella, président de la Cade

sous la modération de Malick Diawara, responsable éditorial au Point Afrique

 

Le compte-rendu en sera publié dans la Lettre 178 à paraître au deuxième trimestre 2017

 

Dernier éditorial publié (Lettre 177)

« Reconfigurations géopolitiques et montée des protectionnismes :

quels positionnements et opportunités africains ?»

Le monde est incertain et peut être en voie de transformation profonde. La mondialisation et le multi-partenariat des Afriques avaient contribué, en com-plément de transformations internes, durant plus de 15 ans, à la croissance économique de l’Afrique et à son reclassement géopolitique. On observait, en revanche des inégalités et des fractures sociales et territoriales à l’inté-rieur des pays africains et entre les pays. L’inversion des termes de l’échange et le ralentissement de la croissance des émergents depuis 2015 avait infléchi cette trajectoire. L’unilatéralisme américain, les incertitudes de l’UE et le Brexit, le ralentissement de la croissance des émergents et la montée en puissance militaire de la Russie ont ré-cemment modifié la donne mondiale et africaine. Il y a retour d’un monde sans règles de compétition et de rap-ports de force avec remise en question des accords inter-nationaux ou régionaux et risque de décomposition des ensembles régionaux et de montée des protectionnismes. La montée des dépenses militaires dans un monde de tensions croissantes peut accroitre la conflictualité.

La politique de D. Trump combine un mercantilisme protectionniste extérieur et une dérégulation interne ac-centuant les inégalités et privilégiant la vieille économie. Elle est source d’incertitude, d’instabilité tout en présen-tant de nombreux volets contradictoires. L’Afrique compte peu pour l’homme d’affaires Trump ; les Afri-cains sont perçus comme inférieurs ou menaçants. Il y a remise en cause des priorités climatiques alors que l’A-frique est le continent le plus concerné. L’immigration avec discrimination selon la religion et les pays d’origine va réduire les flux migratoires venant d’Afrique. La prio-rité des droits de l’Homme, affichée par Barack Obama disant en 2009 que « l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais des institutions fortes », sera remise en ques-tion. Les avantages d’un accord bilatéral comme l’AGOA (échanges de l’ordre de 10 milliards $ sur 110 milliards $ d’échanges entre les États-Unis et l’Afrique) seront vrai-semblablement remis en cause. L’aide américaine, sera réduite. La priorité énergétique, d’un président très lié aux lobbies pétroliers, aura des effets contradictoires sur les pays africains pétroliers. La dérégulation financière se répercutera par des risques de crise systémique avec contagion dans les États les plus intégrés financièrement comme l’Afrique du Sud. Les États-Unis continueront, en revanche, de s’appuyer sur des « États pivots » en faisant des guerres par procuration et maintiendront l’ap-proche d’empreinte légère « light footprint » dans la lutte contre le terrorisme.

Le devenir de l’Union européenne et l’Afrique

Le devenir de l’Afrique dépend également du devenir de l’Europe du fait des interdépendances au niveau des mo-bilités des hommes, des enjeux climatiques ou sécuritai-res. L’UE est un facteur d’équilibre du monde par la mise en place de règles. Elle reste avec ses 28 États membres le premier partenaire de l’Afrique sur le plan commercial (de l’ordre de 360 milliards $) et financier au niveau de l’aide, des liens politiques, même si l’arri-vée des émergents a changé la donne. Soit l’Union euro-péenne se décompose, soit elle a un sursaut salvateur pour dépasser ses crises. Ce qui suppose une vraie politi-que de régulation de la mondialisation, de solidarité et d’investissement avec l’Afrique, de politiques concertées de l’immigration, de respect des droits et d’appui aux transitions énergétiques ou d’économie numérique. Les puissances émergentes avec lesquelles les Afriques ont des liens croissants (les échanges commerciaux avec la Chine ont dépassé 200 Milliards $) peuvent bénéficier d’un monde apolaire. Ils peuvent également subir les conséquences d’un désordre mondial, des nationalismes et des risques de conflits armés. Les Afriques connaîtront des trajectoires contrastées selon les grandes régions avec des dynamiques fortes en Afrique orientale et en Afrique occidentale côtière qui contrasteront avec les crises d’Afrique centrale ou l’arc sahélo-saharien et une relative stagnation de l’Afrique du Sud.

Quels positionnements et opportunités pour les Afriques ?

Les principales cartes sont dans les mains des acteurs africains. Il s’agit prioritairement de répondre aux défis actuels et futurs internes sécuritaires, démographiques, environnementaux, sociaux ou économiques. Les risques de protectionnismes, de montée des populismes xénophobes et de remise en question du multilatéralisme peuvent menacer les pays africains en position asymétrique et ayant une place subalterne dans les chaînes de valeurs mondiales. Des stratégies proactives peuvent, inversement, transformer les nouvelles donnes géopolitiques en opportunités. L’Afrique pourra alors jouer sur un multi-partenariat diversifié avec l’Europe et les émergents. Les Afriques ont besoin de renforcer leur intégration par des acteurs et des projets. La mobilisation des diasporas permet de bénéficier des opportunités technologiques et de court-circuiter des phases technologiques. Ceci suppose que les jeunes, majoritaires démographiquement, le deviennent sur le plan économique, social et politique.

Philippe Hugon,

IRIS,
ancien membre du comité d’orientation scientifique de la Cade,
auteur d’Afriques - entre puissance et vulnérabilité

Une exposition de la CADE

Les Afriques qui se font

Livret "Les Afriques qui se font ". Coordination pour l'Afrique de Demain (CADE) - Tous droits réservés

Une exposition itinérante à géométrie variable

L’Afrique change. L’Afrique bouge et se développe. Le sous-continent subsaharien affronte le défi démographique et climatique, du développement et de la démocratisation. Les sociétés africaines se modifient. Femmes et jeunes cherchent à conquérir leur juste place. Les nouvelles technologies se sont répandues comme une trainée de poudre. D’immenses villes se sont édifiées.

Aussi, pour mieux comprendre et appréhender ces changements profonds d'un continent riche de promesses, la CADE propose-t-elle une exposition en 27 panneaux à tous ceux et celles qui sont intéressés par l'avenir de l'Afrique.

Présentée à Paris le 24 novembre 2012 à la Bellevilloise, depuis cette exposition à pris la route à travers la France.

Cette exposition a été présentée :